II. Un culte, privé et public, rendu à Dieu
III. Une vie de joie et de gratitude s' affirmant par de bonnes actions.
Quelque empressement qu'eût mis M. Voysey à faire ressortir sa distinction des dogmes, qui sont nécessairement immuables jar nature, et des croyances,
qui restent ouvertes à tous les progrès, cette adoption officielle du théisme, attribuant à la congrégation des vues qui étaient restées jusque-là personnelles au ministre, devait forcément en écarter les éléments sécularistes et agnostiques qui avaient soutenu M. Voysey dans sa lutte contre l'Église anglicane, mais qui n'entendaient nullement accepter sa profession de foi. A quoi il faut ajouter que M. Voysey ne se gêne pas plus pour frapper à gauche qu'à droite, et que, contrairement aux habitudes de l'unitarisme, où l'on s'efforce d'éviter les polémiques doctrinales, il consacre lin grand nombre de ses sermons à réfuler tantôt les défenseurs de l'orthodoxie, tantôt les apologistes de l'incrédulité. Toutefois, les vides qu'il a ainsi provoqués parmi les adhérents originaires de son mouvement ont été, parait-il, rapidement comblés par Taccession d'éléments nouveaux, et je dois constater que, lors d'une nouvelle visite, en 1881!, j'ai cru remarquer parmi les assistants beaucoup plus d'attention et de ferveur que huit années auparavant. Ce n'est pas la seule crise qu'ait eu à traverser la congrégation théiste. Un beau matin, elle trouva les portes de sa salle fermées. Une congrégation évangéliqiie s'était subrepticement entendue avec le propriétaire de St-George's Hall, sur le principe que l'argent n'a pas de culte, pour consacrer au Dieu de Calvin et deWesley cet antre d'infidèles qui faisait scandale dans le monde dévot. M. Voysey trouva heureusement à s'installer dans un local du voisinage, au Langham Hall, qu'il occupe encore aujourd'hui. D'après les renseignements qu'il a bien voulu me fournir, la