Ibid
d'hommes »*. Aussi les parents du malade ne se gênaient nna nQur proférer, contre Vatoua coupable» d'effroyables [Rations*. Les souffrances du molade étaient, croyait-on, ts par les morsures de Vatoua^, De leur côté, les dieux les oromatouas, étaient souvent accusés de causer les ies, et Ton tâchait de les apaiser en les priant et it avec plus de régularité*. Mais les hommes savaient s'ensorceler mutuellement. Pour cela, il suffisait de se •er quelque chose ayant appartenu à la personne à qui )ulait du mal : une mèche de cheveux, un morceau de Bnt, un peu de ses aliments, etc. Sur ces objets, on t ensuite certaines formules (karcUcids); puis on les ait*. Il en était ainsi h la Nouvelle-Zélande, où l'orgam du sacerdoce était encore assez imparfaite, et aux lies société on avait des croyances analogues. Le prêtre ou cier consulté indiquait parfois la personne qui, par 'a tiques de magie, avait causé tout le mal. Quand lé était un membre de la famille, sa situation devenait critique; et souvent on le voyait crier, se lamenter, r, aller même, la corde au cou, se prosterner devant nnitésdu moraï^.
V obtenir la guérison du malade, on pratiquait des céré- 3; on recourait même aux sacrifices. A plus forte raison iait-on, après la mort, pour empêcher l'esprit du défunt enir se venger, et l'on se hâtait de lui offrir des esclaves î sacrifice était censé l'apaiser'.
Polynésie, les sorciers étaient, presque tous, devenus 5, et on supposait qu'ils pouvaient user, à mauvaise
}j. Astrolabe (Pièces jusliûcatives), 245.
irenhout. Loc. cil. I, 5i3.
or. New Zealand and Us inhabitantêy 89, 167.
irenhout. Loc. cit. I, 543.
/. Astrolabe. (Pièces juslificatives), 285.
L'ANINISHE EN POLYNÉSIE. 161
intention, de leur pouvoir sur les esprits et les dieux. Ainsi, à la Nouvelle-Zélande, on n'hésita point à attribuer aux agissements du révérend Marsden près de son dieu une épidémie, qui avait décimé la population d'un district ^ Les prêtres avaient aussi le pouvoir de faire passer un esprit dans le corps de telle ou telle personne. Le délire, la folie étaient attribués à des causes de ce genre. C'était, croyait-on, les oromatouas, dieux lares, ou les tiisy dieux ou esprits funéraires, dont la malice des prêtres se servait ainsi en usant de charmes ou d'enchantements^. Ces prêtres connaissaient personnellement les atouasy savaient converser avec eux et utiliser leur pouvoir soit pour le bien, soit pour le mal; aussi les priait-on d'intervenir, soit pour apaiser les flots soulevés, soit pour chasser des plantations une invasion de chenilles, etc. , etc. ', exactement comme le faisaient les prêtres catholiques durant notre Moyen âge. Certains prêtres polynésiens, dompteurs de flots, étaient même couramment employés comme pilotes \