Sourate XXXVII
L'ISUNISME. 533
menaient une vie aisée; ils persévéraient dans une haine implacable et disaient : « Quand nous serons morts, quand « nous ne serons plus qu*un amas d*os et de poussière, < serons-nous ranimés de nouveau, ainsi que nos aïeux?* *
Dans un grand nombre de sourates, le Koran nous dit quels seront ces réprouvés; ce seront, en premier lieu, les infidèles', ceux qui achètent la vie de ce monde au prix de la vie future^, ceux qui veulent un autre culte que la résignation à Dieu (/s/am)*, les hypocrites et les infidèles, qui resteront éternellement dans la géhenne^y Timpic®, ceux qui n'ont jamais fait ni la prière ni raumône% etc., elc.
Si l'enfer islamique n'est qu'un plagiat, le paradis semble bien être un produit de l'imagination arabe, sans doute la vie future, telle que se la représentaient les nomades préislamiques, en projetant dans l'au-delà, à (a manière de tous les sauvages, une image améliorée de leur existence terrestre. C*est probablement cet au-delà archaïque qui motivaitlcsfuné- * railles joyeuses, conservées par certaines tribus à tilrede survivances. Les élus mahomélans doivent en eiïet trouver dans le paradis toutes les jouissances sensuelles les plus recherchées des Arabes. Beaux, jeunes, robustes, resplendissants, ils verront Mahomet et Allah" dans des jardins arrosés par de frais ruisseaux* : « Les hommes de la droite (qu'ils seront heureux les hommes de la droite!) séjourneront parmi les arbres de lotus sans épines et les bananiers chargés de fruits depuis le sommet jusqu'en bas, sous des ombrages, qui s'élendront au loin, près d'une eau courante, au milieu de