U. Ibid. XVin. 1-9; XXllI, 7-13; II. XXXIV
LE judaïsme et LES RELIGIONS NÉSOPOTAHIENNES. 365
Des traces de ces primitives croyances subsistent aussi dans le Talmud, mais avec plus de fantaisie. Ainsi, au dire des Talmudistes, les démons provinrent -d'une simple distraction de lahveh, qui les créa, le vendredi dans la soirée; de sorte que la nuit étant survenue et le lendemain étant le jour du Sabbat, le créateur ne put parachever son ouvrage, en donnant aux esprits créés un corps et des vêtements. Ces démons, résultat d'une inadvertance, s'accouplent et ainsi se multiplient à l'infini; d'où les rêves impurs. Sans cesse ils nous suivent et épient toutes nos actions. En ayant soin de saupoudrer, le soir, les abords de son lit, on est sûr d'y trouver, le lendemain, les traces de leurs pas, ressemblant à celles d'une poule. — Adam a eu, pendant cent trente ans, pour concubine une diablesse nommée Lilis, et de ce commerce sont nés tous les Païens \ Mais laissant de cAté les folies talmudistes, qui sont des survivances sauvages, nous voyons que le Temple luimême donna, plus d'une fois et de plus d'une manière, asile aux faux dieux. Les chevaux et les chars de Baal y entrèrent; les courtisanes sacrées y dressèrent leurs tentes ; des pleureuses s'y lamentaient sur la mort d'Adonis*. Tant il est difficile aux hommes, et même aux Hébreux, de croire au monothéisme!