VIII. — LA MORALE BIBLIQUE
Ayant déjà, dans de précédents ouvrages, traité de la morale israélile au point de vue des intérêts laïques, je me bornerai à dire ici quelques mots de la morale biblique spécialement religieuse. La distinction n'est pas impossible à faire; quoique, chez les Juifs, la vie religieuse et la vie sociale fussent intiment unies. Je laisse donc de côté le Décalogue, qui fut d'abord seulement un Uebdalogue^. On n'y trouve guère d'ailleurs que la morale courante, que l'on peut appeler banale, celle qui est commune à tous les peuples quelque peu civilisés.
La Bible ne distingue pas la morale civile de la morale religieuse; aux yeux de ses rédacteurs, il est sûrement plus mal de manger sur les hauts-lieux ou de sacrifier à Baal que de violer une femme ou d'assasiner un homme. Travailler le