‹ L'évolutionnisme des idées-forces (volume 2)Chapitre 49 sur 87 · Voir M. Ribot, De l'atleniion, p · texte numérisé non relu

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position de forces. La séparation du mental et du mécanique est artificielle, comme la séparation des diverses fonctions mentales elles-mêmes. Notre activité radicale, notre appétit primitif est une volonté de vivre, d'être et d'être bien : 1 être vivant n'est jamais indifférent à son être et à son bienêtre, sans quoi il serait mort, il ne serait pas. La volonté primitive n'est pas ambiguë , elle ne choisit pas ; mais le choix n'est pas l'essence de la volonté, et il n'est lui-même possible que par un vouloir supérieur, exempt de choix^ exempt aussi de contrainte externe. Une activité à la fois sans contrainte et sans choix, voilà, selon nous, la volonté primitive ; c'est cette volonté qui se retrouve sous la tendance vers le plaisir, comme sous l'aversion pour la douleur, et le mouvoir y est inclus. Tout changement psychique est donc simultanément, indivisiblement, un changement organique ou mouvement, parce qu'il suppose la mise en relation de la volonté avec des forces qui la favorisent ou la contrarient, et que tout concours, tout conflit entraîne des changements dans l'espace avec les changements internes : l'espace, répétons-le, est la forme de la multiplicité et de la simidtanéité des actions réciproques, et sans action réciproque il n'y a ni vie organique, ni vie mentale.

PROPAGATION DU MOUVEMENT CÉRÉBRAL AUX ORGANES, lil

Propagation du mouvement cérébral aux organes.

c( Je veux mouvoir mon bras, et il se meut, comme par un ^a^ créateur. » Selon Fénelon et Bossuet, c'est la plus grande de toutes les merveilles. Et certes il y a là, comme en tout, matière à étonnement; cherchons cependant si ce mystère n'est pas ou moins grand ou moins spécial qu'il ne le semble.

En premier lieu, une loi toute physique trouve ici son application. Quand un mouvement est désordonné à son début, en traversant un milieu il s'ordonne de lui-même. Si par exemple, dans un long tuyau, on agite l'eau à Tune des extrémités, ce mouvement a beau être irréguher, on constate à l'autre extrémité une ondulation régulière : le mouvement, en se propageant, s'est régularisé. De même, lorsque l'activité intérieure du cerveau se décharge, son extension dans les différents membres tend mécaniquement à la rendre régulière. — En second lieu, cette régularité est assurée physiologiquement par la symétrie des membres : ceux-ci tendent à exécuter l'un après l'autre le même mouvement; il s'établit une correspondance dans les parties homologues de notre corps. Il en résulte une suite de mouvements ordonnés, se communiquant de proche en proche; le mouvement vermiculaire de l'ensemble va s'étendant, se prolongeant jusqu'à l'extrémité des membres, prenant la forme d'une ondulation qui, tout en reculant toujours, avance aussi toujours.' Le point de départ de cette ondulation est le cerveau; le mécanisme de la propagation dans les membres consiste donc dans la reproduction par les différents organes, selon leur forme propre, du plan de mouvement déjà partiellement exécuté par le cerveau. Dans les centres cérébraux s'accomplit un mouvement primordial qui a déjà une certaine intensité, et les organes n'ont qu'à se laisser pousser pour reproduire des mouvements en harmonie avec ce mouvement -cérébral. Il y a ainsi sympathie et synergie. Une comparaison peut éclaircir ces faits. Supposons que, sur une plaque sonore, on ait ré-

{)andu du sable; quand, avec un martelet, on communique à a plaque un mouvement vibratoire, on voit peuàpeu, en certains points, le sable affecter telles ou telles formes régulières ;

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