RAPPORT DES IDÉES, SENTIMENTS ET APPÉTITIONS AU MOUVEMENT
I. Tout cliangemmt intérieur est lié à un changement local ou mouvement.
II. Élément psychique auquel est lié le mouvement. Loi générale qui fait varier le mouvement selon V intensité plus ou moins grande des états de conscience. — Trois degrés principaux d'mtensitè dans l'excitation extérieure et dans l'état de conscience corrélatif. — Au premier degré prédominent la sensation simple et la perception, qui suppose déjà une réaction émotionnelle et volitionnelle (attention spontanée). — Au second degré domine Y émotion proprement dite. — Au troisième degré Y impulsion.
III. Force des idées. — Mouvoir est inséparable de sentir, penser, vouloir. La séparation apparente entre penser et mouvoir n'est pas primitive, mais acquise. Exemples tirés de l'enfant et du sauvage. — 1° Idées de mouvements produisant ces mouvements mêmes. Confirmation par les expériences psychophysiques. Coïncidence quant au temps de Yaperception d'un mouvement et de son exécution. — Comment l'aperception peut même devancer une impression attendue et la réaliser. — Réalisation des impressions par leur attente. — La tentation. — Le vertige et la fascination. — Le somnambulisme. — La suggestion hypnotique. — Contagion des idées et des mouvements d'un individu à l'autre. Imitation. Sympathie. Interprétation des signes. — 2° Idées de sensations se réalisant elles-mêmes. Expériences de
l'aiguille, des images accidentelles et consécutives. — Influence des idées génésiques sur les centres générateurs. IV. Mécanisme de la propagation du mouvement cérébral aux organes. — Loi de régularité finale des mouvements d'abord désordonnés. — Influence de la symétrie des membres sur la régularisation finale du mouvement. — Reproduction finale par les membres du plan de mouvement commencé dans le cerveau.
— L'irradiation du mouvement est le fait primitif et normal ; Y arrêt est le fait secondaire et acquis. — Mécanisme physiologique de Y arrêt & 3