QI ET
Pier) L'FXEMPLE pe La FRANCE
eux ; ils crient à /a réforme avec plus de force qu'ils ont jae mais crié en France; à /a lanterne. Cet'e uniformité de vues, et cette union entre les jacobins deftructeurs et les anglois réformateurs doit faire ouvrir les yeux à rous les honnêtes gens et les réunir tous jusqu'au dernier, par les plus £ermes lie-s d’affociation.
Des éclar tion: foibles et languissantes de loyauté ne sont pas ce qu'il nous faut. * Ce ne sont pas de ces proteftations Qui fignifient quelque chose ou ne fignifien: rien du tout et qui seront oublices dans fix mois: mais ce dont nous avons besoin c'est de la plus vigoureuse oppoñition contre toute idée de “éforme qui seroit fondée sur ce principe qu’if faut accorder au peuple un pouvoir plus grand et plus étendu.
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* Grand nombre d’aflociations femblent avoir eut une attention marquée : déclarer leur loyauté et leur refpeét pour la Conftitution. En cela elles ont voulu employer des phrafes dont le fens eft équivoque, ou elles ont voulu plaire aux réformateurs, Elles fe font exprimées comme fi elle: defroient embrafler les hommes de toute efpece, fans avoir égard à leur fentiments politiques. Si leur conduite et leurs ménagements euflent été pe un peu plus loin, elles auroient produit des déclarations que de:
rancs et avoués jacobins n’auroient pas refusé de figner. Leur intentior dans le principe n’étoit pas droite, et tendoit fortement à affoiblir la forcr et la vigueur des affociations. Dans un moment de crainte et de dange Bien fondée, le péril commun imprime une fenfation commune qui raflem ble bien vite ceux qui font expofés. Ils fe réuniflent pour fe mettre er. défenfe contre les attaques de ceux qui font déjà réunis pour les détruire. Dans un moment fi critique, qu'elle inutilité, quelle foiblefle de montrer une condefcendance déplacée, quoique fincere ? Quelle maladreffe de chercher par la déclaration de vosfentiments, àattirer dans vos fociétés des hom- Ses d Eh aflociés pour foutenir desopinionsdireftement contraires aux votres: des hommes qui adoptent les principes de la révolution de France pou: changer notre conftitution, et qui ne s’en cachent pas, (car il n’y a pas ev une feule propofition de réforme qui ne fut fondée fur ces mêmes prin- à cipes.) Quelle fimplicité d'efperer qu'ils fe réuniront à vous de bonne foi et fans hypocrifie ? Non, il ne peut y avoir qu’une foiblefle inexcufable dans des procédés de cette efpece. 11 auroit fallu au contraire, exclure cxprellement et formellement, par ces déclarations, et renoncer à toute union avec ces hommes dangéreux qui ne font pas faifis d'horreur à la feule idée de toucher à la Conftitution dans un moment auff périlleux que celui ci. En leur donnant ainfi l’exclufion, on verroit que quelques nombreux qu'ayent été parmi nous les réformateurs avant ‘e 10 d’Aowft, on ne trou- Véroit pas maintenant un feul homme fur mille qui écouteroit de fang froid
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C'est là qu'eft notre danger du moment actuel. Celui qu' g'adreffe à vous ce n’est pas encore le puant jacobin du commun, avec ses bras nuds et ensanglantés, tenant une pique et pret a vnus l’enfoncer dans la gorge ; mais celui que vous avez à cr&ihdre maintenant, c’est son gentilhomme Ecuier, c’est votre modefte réformateur qui vient humblement vous demander peu tandis qu’ila intention de vous arracher /raucoup. 1] sait d'avance le parti qu'il tirera de ce PEU si vous avez l'imprudence de le lui accorder. Ne vous laiffez pas cajoler et duper par ces fourbes adroits. Refiftez a rour CHANGEMENT dans une constitution qui vous procure tant de moyens de richeffes et qui protege tout ce dont vous jouiffez. Déclarez hardiment votre horreur pour tout changement, et pour toute proposition en faveur d’un changement qui ne seroit pas proposé et établi par notre législature. Presentez une pétition au Parlement afin qu'il porte une loi contre tous ces clubs et toutes ces assemblées qui ont pour objet de faire des expériences sur la felicité de la nation Britannique ; de décerrer des droits meilleurs que ceux dont jouis=
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propofer sérieufement le mot de réforme. Il n’y auroit pas un homme fur mille qui n’en regardat la feule idée comme une fource de ruine Nationale.
11 devroit y avoir dans ces affociations un objet, auquel on n'a pas penfé, mais qui feroit peut-être aufli utile et plus efficace qu'aucun autre, Ce feroit que les Membres aflociés ne fiffent aucun commerce avec les marchands et les négociants entachés de jacobinifme. La conftitution de l’Angleterre protêge les propriétés aufh puifflamment que celle d'aucun autre état de l'Europe. C’eft donc une atrocité de faire des tentatives pour alterercette confhtution bienfaifante. Quand on penfe à la conduite de ceux qui, par leurindolence, encouragent les violents eflorts que d'autres font pour la détruire, peut-on s’empecher de voir en cela un trait de ftupidité étonnante de l’efprit-humain ? Parmi ceux qui connoillent le caractere du peuple dans chaque ville d'Angleterre, ÿ en at-il un feul qui n'ait quelques fois entendu vanter les richefle des fujets Britanniques mal affectionés au gouvernement? Si vous parlez du danger qu'il y a dans les principes politiques adoptés par certains propriétaires ; Que dites vous la ? s’écrie t-on auffitôt, faites donc attention à l’opulence d’un telet d'untel. Nefont ils pas des gens riches £ N'ont ils pas une fortune à conferver ? Oui iis ont une fortune, mais qui peut ordinairement changer de place auf facile.
ment que leurs propres perfonnes ; et voila pourquoi ils font prets a expo
sent les anglois ; de changer vos loix, votre religion, votre gouvernement, et de vous donner en place de tout cela /es nouvelles lumieres de la phlilosophie françoise.
Si quelqu'un doute que j'ai raison de parler ainfi, je le priede lire et debien confidérer les adrefles presentées à la Convention Nationale de France par nos réformateurs anglois. Je vais en donner un petit nombre d'extraits.
Les amis du peuple ct la fociété conftitutionelle * de Newington s’addreffent à la Convention en ces termes :— C’est avec la plus profonde sensibilité que nous voyons vos succés dans vos entreprises pour délivrer de l'esclavage et désabuser les braves nations qui vous avoisinent. Combien elle est sainte l’humanilé qui vous engage à briser leurs chaines ?
(Signé) J. F. SKIPPER.