la responsabilité du médecin
La rupUire périnéale ne pouvait donc être en rien imputée au D" Lagoguey, attendu que cet accident, aussi bien que l’écorchure du front de l'enfant par la cuiller du forceps sont des lésions que les plus grandes précautions, prises par les accoucheurs les plus habiles, ne permettent pas toujours d’éviter.
L’affaire se termina par un non-lieu.
11 existe d’autres cas dans lesquels il y a une faute grossière du médecin^ et non plus un accident opératoire, ou une erreur de diagnostic. La faute peut provenir de 1 état dans lequel se trouvait le praticien au moment de son intervention; par exemple s’il opère en état à ivresse.
Le D" Toulmouche cite le cas suivant au sujet duquel il
fut commis avec le 1)'’ Guyot (i).
Un sieur O..., officier de santé, fut poursuivi sous inculpation d’homicide par imprudence dans les circonstances suivantes :
Le 12 février 1850, au dire des témoins, la femme M... était accouchée au bourg de G..., dans des conditions malheureuses. Le sieur M..., ofticier de santé, appelé auprès de la malade, avait reconnu que l’accouchement se présentait mal et avait réclamé l’assistance d’un confrère. Le mari avait alors demandé le sieur 0..., qui se trouvait en ce moment au café, dans un état voisin de 1 ivresse. Comme il ne vivait point en bonne intelligence avec son confrère M... , il refusa d’abord de se rendre près delà ma lade; puis, sollicité de nouveau parle mari, il consentit enfin à prêter son concours, à la condition, dit-il, gue M... f... le camp. En effet, à son arrivée, son confrère cessa de tenter l’accouchement. Après des essais multipliés et infructueux, O... employa inutilement le forceps d abord, puis un crochet, et enlin, avec la main, il arracha les intestins de la
(1^ Toulmouclie, Accusation d'homicide par imprudence par suite d'un accouchement accompagné de la déchirure du vagin et de l arracheineni des intestins {Ann. d’hyg. publ. et de méd. leg., 18d7, 2^ sene, t. M ,