‹ L'Exfoliation Lamelleuse Des Nouveau-NésChapitre 16 sur 20 · HAN · texte numérisé non relu

HAN

Au dos, la pellicule n'existe pas. Il est probable’ qu'elle a été détachée à la suite des friclions très énergiques et prolongées, opérées sur la région.

Muqueuse buccale et vulvaire normale,

La face et le cuir chevelu ne présentent pas de desquamalion. Fin duvet sur la joue; touffe de duvet assez abondant sur le pavillon de l'oreille.

> avril. La desquamation continue sous forme de grands lambeaux d'aspect collodionneux.

A avril. La desquamation est à peu près complète. Quelques lambeaux restent encore au niveau du genou, de l’avant-bras et des flancs. L'épiderme est sain, couvert de duvet partout.

8 avril. On commence des frictions mercurielles, qui durent huit jours et qui sont bien supportées.

7 mai. L'enfant semble souffrir lorsqu'on veut lui étendre les genoux. Ses jambes sont douloureuses, immobiles, fléchies sur les cuisses. La palpation arrache des cris à l'enfant. On ne note qu'un peu de température. On ne remarque ni tuméfaction, ni signes de dis- Jonction épiphysaire.

L'enfant se développe bien. Bonne courbe de poids. On reprend les frictions mercurielles.

>1 mai. Les. douleurs au niveau des membres inférieurs ont bien diminué. On arrête les frictions.

10 Juin. Plus de douleurs. Bon état général. Sortie de l'enfant qui pèse 4 kg. 720 gr.

Amenée à la visite le 17 juillet, on ne constate rien d'anormal. L'état général est excellent. Poids 5 kg. 330. Mais le 19 janvier 1920, la petite malade est amenée par sa mère parce que, ces jours derniers, elle fut appelée brusquement auprès de son enfant qui, au dire de la nourrice, présentait de la paralysie des deux

es 39 — Jambes. Un médecin n'avait pu se prononcer et avait ordonné des frictions alcoolisées. La mère, qui ne put rejoindre son enfant que cinq ou six jours après, constata seulement une flexion presque permanente des Jambes sur les cuisses. Elle reprit la petite fille et l’amène aujourd'hui dans le service.

L'examen externe des membres ne révèle rien d’anormal. Ils ne sont le siège d'aucune paralysie. Seule, la jambe droite réagit moins violemment. La pression profonde des épiphyses fémorales droites semble douloureuse. On ne trouve pas de signe de décollement épiphysaire. ee

L'enfant, qui a 10 mois et demi semble d’un poids normal. On trouve une éruption érythémato-papuleuse des fesses, sans caractère spécifique, mais la narine gauche présente un écoulement muco-purulent assez abondant.

Petite hernie sus-ombilicale. Rien à signaler par ailleurs. On institue un traitement par des injections intramusculaires de biiodure. Le coryza s'améliore et l’'enfant sort le 28 février 1920, ne présentant plus aucun

accident.

Page 1