SCÈNE
Chère Alix!
ALIX, FULVI.
FÜLVI.
AUX
Et ton père? • •
FULVI.
Ah ! j’ai le cœur ravi
L’EXIL DE MACHIAVEL
ALIX
Nous pourrons nous unir?
FÜLV1.
Oui; tu sais que mon père,
En nous abandonnant, lorsque mourut ma mère,
Avait repris l’épée...
ALIX
Oui, contre Médicis !
FULVI.
Parmi ces vieux Toscans, fidèles au pays:
Machiavel régnant, nul n’eût pu les soumettre!
Mais ce sombre ministre enfin n’est plus le maître...
Il a fui de Florence et ses pas sont perdus!
Soudain le calme est né, tous se sont entendus...
Et nos fiers plébéiens, interrompant la guerre ,
Abandonnent les forts qu’ils occupaient naguère...
Divisés en deux camps, les uns vont par Monti,
Les autres par Fiézole...
Eh bien! Salviati?
FÜLVI.
J’ignore dans quels rangs est demeuré mon père...
Lequel des deux chemins faut-il que je préfère?
ALIX
Tous deux! Cours chez Minto! ton père est retrouvé!
Oui, nous serons unis! ( Au moment où Fulvi va chez Minto, on frappe violemment à la porte du fond. Fulvi se détourne et va ouvrir en disant.)
fülvi, dans le fond . 1 Qu’est-il donc arrivé ?