SCÈNE X
MINTO , SALVIATI , FULVI.
fui.vi, à Minlo.
Venez! il est plus calme, et maintenant j’espère...
L’EXIL DE MACHIAVEL
minto, à part.
Nicolo n’est plus là.
FÜLVI.
Pardonnez-nous, mon père !
SA I. VI ATI.
Vous pardonner !.. et quoi?
For.vi.
D’être ainsi revenus
Sans qu’un ordre de vous nous en eût prévenus.
MINTO
Sur nous, vous consultiez sans doute notre maître?
FÜLVI.
Vous vouliez tout savoir avant de nous admettre !
MINTO
Eh bien! admettez-nous, et jugez par vos yeux.
FÜLVI.
Chacun de nous présent, vous nous jugerez mieux.
MINTO
Oui, mon père, pour moi, qui fuis tout stratagème.
Je veux être jugé par vous et sur moi-même.
SALVIATI
J’aime ce caractère et cette fermeté.
Parlez! [Bas.) Il ne vient pas!
MINTO
Quand vous m’avez quitté, Sans guide, emprisonné dans cette solitude,
Deux partis me restaient; les armes ou l’étude...
• Je brûlais d’honorer mon nom par quelque bien Du côté de la guerre il ne me restait rien ;..
Vous l’aviez illustré par trente ans de vaillance !..
Mon choix fut bientôt fait, j'adoptai la science...
SALVIATI
J’estime les travaux qui rendent l’homme instruit,
Quand la vertu surtout doit en être le fruit.
(A lui-même.)
Cet air fier et profond n’est pas d’un cœur vulgaire.
(A Fulvi.)
Vous, quel fut votre choix?
FÜLVI.
J’aurais aimé la guen
Mais, sans vous, n’osant pas écouter mes penchants,
Mon choix fut bientôt fait; je cultivai vos champs.
salviati, à lui-même.
Quoi! tu n’as pas rouai de l’état de mon père?
Celte simplicité part d’un beau caractère?
Nobles cœurs! Esprits droits! (lise lève.)
MINTO
Ah ! j’ai mes passions !
Ne me mesurez pas à vos perfections.