‹ L'exiléChapitre 10 sur 36 · VILLAGEOIS · texte numérisé non relu

VILLAGEOIS

Choeur de M^ AdAm.

Chantons tous , chantons l'hyme'née Qui va combler les vœux des deux époux j

Célébrons l'heureuse journée Qui leur promet les plaisirs les plus doux.

( Pendant le chœur, le tabellion a pesé le contrat sur la table

qui se trouve dessous la fenêtre ou est Marton. )

ivGviss j pendant la ritournelle , montre une jeune villageoise à Jenny , et lui dit :

CVsl la petite Moss î . . ,

EVANDALE. *f

Enfin , miss , m<^s voeux les plus clicrs vont être combh's!. . . •fuisse le moment de anou bonheur vous off;-ir aussi quelt^ues charmes I

LADr niAncuERiTE , i'h-ement.

Sans doute, il lui en offrira.. . cette chère enfant !.. . . et je serai aussi fiëre de l'avoir pour nièce , cjue vous de l'avoir pour épouse I

EDITH

Madame, . . . que de reconnaissance I. . . .

LADY MAHGUEKITE, bas à Edith.

Et quand tu feras du bien , tu auras quelquefois l'air de le faire en mon nom , n'est-il pas vrai ?

EDITH

Oh I madame , je vous le promets I

EVANDALE

Chère mi^s, . . . vous savez que votre intérêt seul m'occnpr. . Je suis soldat, et le premier coup de canon, l'ré contre l'indépendance de mon pays , ou l'honneur du prince qui le gouverne , me rappellerait sous les drapeaux.. . . Avantdo m engager dans une lutte douteuse , j'ai dû songer à votre avenir.. . . he contrat que j'ai fait dresser vous assure toute ma fortune,

iSGLiss , à Jenny.

Avec ça cil' ne craindra pas lesaccidens.

EVANDALE

Maintenant je suis tranquille. . . . Je n'ai rien à redouter pour vous, et Je n'ai jamais tremblé pour moi.

MOUTON f à part.

Noble Evandale !. . .

EDITH

Milord , Edith ne se rendra jamais indigne de tant de générosité!

LADY MAnCUERITE.

Que parles-tu de générosité, mon enfant? il ne fait que ce qu'il doit,. . je voudrais bien voir qu'il fît autrement!

Elle est bonne Ij , la maman!

KDiTH , avec Jlertd et dtt'^rminatiun.

Milord , commandez à voire épouse !

( Morceau d'ensemble de IM. Adanu)

EVAWDALF.

Combien le moment qui s'apprête

A mon Timc , offre de douceur!

L'espoir, enfin, devant mes yeux s'^iTêle : Cest d'aujourd'hui que date mon bonliour!

■ ORTON , h pari.

(."est d'aujourd'hui que date mon malheur !

CHOEUB,

Jour de gaîte ! jour de bonheur î Au plaisir livrons notre cœur !

LADT MARGUERITE.

Il f.nut signrr : ensuite, do la fête Le signal , mes amis , partout se donnera.

( A Lixiiidale. ) Es-tu si'lr, à présent, qu'elle t'épousera ? EVANUALE, ai'ecjnie.

11 faut signer!

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