SCENE II
CUDDY , une Icltrc à la main , sans voir Ingliss.
Allons porter cette nouvelle à sir ]NJorlon. ( // s'avance vers la parle du pavillon , et donne une tape à Jngliss en voulant Vil-lire la clef dans la serrure. ) Que fais-tu là ?
INGLISS, effrayé , et portant la main à sa tête. Dieu! qu'c'osl bêle , de faire peur comm' ça! Est-ce que vous prenez mon oreille pour une serrure .'
cuDBY , avec plus d'humeur.
Que fais-tu là? réponds.
iNGLiss , froidement.
Je m'proincnais.
cuncY.
Comment ;, tu te promenais?
INGLISS.
EIi bien! oui; j'allais porter là-dedans mon râteau et mon
arrosoir.
CUDDY
Ah I tu allais. . . . ( A part. ) Et sir Henri qui m'y attend. I! faut l'éloigner. ( Haut. ) Tu n'as donc plus rien à faire, paresseux.?
Paresseux!. . . . C'est donc toujours paresseux ou poltron, avec vous ? Il paraît que vousn'sortez pas de là. Je suis au poste : les allées sont ratissées , les fleurs arrosées, j'n'ai plus qu'à resserrer mon râteau et mes arrosoirs. Vous avez la clef, puisque A'ous avez voulu tout-à-I'heure. ... ( // porte la main à son oreille. )
CUDDY
Je remettrai tout cela moi-même.
INGLISS.
Ah ! ( u4 part. ) II est bien complaisant. ( Haut. ) J'aurais remis ça tout d' suite {à part) , d'autant plus que j'aurais vu c'qu'il y ayait là-dedans.
Je te dis que je m'etl charge.
IIVOLISS.
Ahl (A pari.) Oh! c'est sûr, y a du mystbre. {Haut.) A propos , M. Cuddy, avez-vous appris (|ueuqu' chose de nouveau ? CUDDY, ai'cc impatience.
Cela ne te regarde pasf. Retourne au château , tu y trouveras de roccupation.
INGMSS.
Ahl oui, pour Tnettrc en ordre c'qu'on avait arrangé pour îa cérémonie. Au fait , puisqu'il n'y à plus de noce, car if pn-î; raît à peu près certain qu'il n'y en aura pas.. . . on l'dit , du moins. . . .
CUDDV.
Que t^injpbrte? Tu m'as entendu, obéiS.
J'm'en vas. Au fait, puisque je né peux rien savoir ici , je' s' rai peut-être plus heureux au château. . . . y a des femmes.