BI O R T 0 V
Donne. Sachons si je me suis abusé sur le compte de cet liomme. {Décachetant la lettre.) Non, il a tenu sa promesse. J'ai doue en mon pouvoir cette pièce importante I
CUDDÏ.
Mais, milord, vous le connaissez donc?
J'ai été à même de lui rendre jadis de grands services, et,
plus heureux que tant d'autres, j'ai rencontré un obligé qui avait de la mémoire.
CUDDY
Ce n'est pas maladroit ; mais son maître ? . . . .
MORTONé
Est un scélérat, qui bientôt ( ///i7. ) Que vois-je?. . . .
il se pourrait!. ... il a obtenu du conseil privé un ordre d'exil contre Evandale, et, aujourd'hui même, il veut le mettre à exécution, avant l'arrivée du lord-lieutenant d'Ecosse I
CUDDY
Que dites-vous, milord? Lord Evandale serait exilé I Je cours l'avertir ....
morTon , vivement.
Reste, je te l'ordonne. Evandale! Edith! je puis donc me venger de vous î
CUDDV.
Vous venger ! . . .
air: Connaissez mieux te grand Eugène, Ah ! rejetez une pareille ide'e; Elle pourrait trop loin vous emporter....
MORTON
De ce de'sir mon âme est possédée :
Quand il faudra, je saurai m*arréter....
CUDDY
Vous arrêter! cijla n'est pas possible; De se venger un cœur n'est jamais las j Plus cjue le fou la vengeance est terrible : Elle brûle!... et ne s'e'teint pas.
MORTON
Cuddy , point de réflexions. Tu m'es dévoué ; Evandale ne
saura rien de loi et je sais ce que j'ai à faire tu me
connais. . . .
C'est ce qui me rassure.
MORTON
De grands événemens se préparent et exigent ma présence ici-
CUDDY
Vous pouvez rester dans ce pavillon j j'y ai fait transporter hier au soir vos malles j vous n'avez rien à craindre.
MORTOIV.
On vient ! . . . .
eu DDY.
C'est lord Evandalc; il vous verrait renlrcr : tournez le pavillon ; la fenêtre qui donne sur le carre de fleurs que vous apercevez d'ici, est ouverte et n'est qu'à quatre pieds de terre.
IttORTON.
II suffit. Reviens me trouver le plus tôt possible , j'ai à te parler. Surtout , le plu.< grand silence. cLrnnr.
Yous serez obe'f. {Morlon sort. )