LIVRE III
Littérature coloniale. — Conclusions 259
Y a-t-il une littérature coloniale ?
La question a été posée. — Distinction de M. de Gourmont entre colonial et exotique. — Explication de M. Pierre Mille : Littérature de tourisme colonial. — Rien qui rappelle Kipling, le grand écrivain colonial anglais.
Nous admettons cette expUcation : Mos colonies n'ont pas encore produit un littérateur du Terroir. — La preuve en est fournie par la littérature des colonies perdues : Louisiane, Haïti, Maurice, Canada.
L'influence du Français expatrié est fragile, dit Madame Myrîam Harry. — Le Français qui écrit aux colonies ne pense qu'à la métropole et il ne peut en être autrement, dit M. Louis Bertrand.
Conclusions : L'exotisme en France ne fut jamais qu'un jeu, un passe temps, un amusement, comme du temps de Voltaire. « Faire de l'exotisme »
devient aujourd'hui, devant le roman épuisé, un « truc )', un « subterfuge ».
L'exotisme : continuation artificielle, avec changement de décor, du romantisme. Cependant, une réaction se dessine. Le beau livre de Max Anély permet d'espérer des œuvres enfin originales.
Index alphabétique.
Saint-Amand (Cher). — Imprimerie Bussière.
^ 1 ( ^Vw 0
La Bibliothèque Jniversité d'Ottawa
The Library University of Ottav\
Bibliothèques Université d'Ottawa t Echéance — .
li 4 mi 1994
MORÎSSET
MAR 1 2 1997 FEV 1 9 1997