‹ L'expansion coloniale au Congo françaisChapitre 27 sur 98 · rD i(0 îo t^ r- i— i · texte numérisé non relu

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2» Tchad. — Dans le territoire du Tchad, on trouve également deux saisons nettement établies, mais ici, ^ l'inverse du Gabon-Congo, la saison sèche commence au mois d'octobre et se termine en juin, tandis qu'il pleut pendant les autres mois, le maximum des pluies se trouvant en juillet et en août ; à mesure qu'on avance vers le nord, la saison sèche s'allonge. A Mobaye, la saison sèche ne dure guère qu'un mois; à Fort- Crampel, elle est de deux mois à deux mois et demi; à Fort- Archambault et à Lai de 5 à 6 mois. C'est entre le 7° et le 8" de latitude que se produit le changement considérable ; au sud de cette limite, le nombre des jours de pluie est voisin de 110 pour une année, alors qu'au nord il tombe à 76 (Fort-Archambault), à 88 (Lai), à 14 même (Bir-Alali), pendant que la hauteur totale annuelle passe de 1 m. 40 ou 1 m. 60 à 1 m. 10 à Fort-Archambault et 1 m. 20 (Lai).

Les variations thermométriques sont différentes, suivant que l'on considère l'une ou l'autre zone. Elles sont peu sensibles vers la zone maritime. Dans la région du Moyen-Congo, on accuse en moyenne dans la saison des pluies le jour un maxima de 30% et dans la nuit, un minima de 20% En saison sèche, dans la région de Brazzaville, le soleil reste complètement caché, et la température s'abaisse au point que les vêtements de drap sont supportés jusqu'à midi.

Dans les régions qui s'étendent au debà du 4*^ de la latitude nord, il arrive fréquemment qu'on peut constater des différences de 17 degrés entre la température du jour et celle de la nuit. Dans l'Oubangui et le Tchad, en saison sèche, le soleil est très chaud, mais ses ardeurs sont tempérées par une brise venant de l'Est le plus souvent, soufflant continuellement et, pendant la nuit, on note des différences de 14 degrés

dans la température, justifiant l'usage de deux couvertures de laine. On a même constaté dans le Kanem des abaissements de température tellement considérables que l'on a pu, certaines fois, recueillir des glaçons le matin.

La hauteur barométrique qui, nous l'avons vu, ne s'éloigne pas de 760 mm. à Libreville, oscille à Fort-Sibut entre 724 mm. 83 et 728 mm. 42, à Fort-Crampel entre 724 mm. 2 et 730 mm. 4, à Fort-Archambault entre 727 mm. 27 et 731 mm. 46, àLaï entre 729 mm. 06 et 732 mm. 07. Les pressions minima ont lieu au Chari en mars ou avril, et les pressions niaxima se sont produites en juillet, août et septembre.

Le minimum absolu de température est de 7^7 à Fort- Sibut, de 9«2 à Fort-Crampel, de 13*^2 à Fort-Archariibault, de 9^0, à Laï; le maximum absolu est de 40"2 à Fort-Sibut, de 4P1 à Fort-Crampel, de 41^6 à Fort-Archambault : les différences sont faibles, aussi bien comme quantité que comme époque, le mmimum et le maximum absolus étant atteints en février. Seuls les minima absolu et moyens les plus bas de Laï qui se produisent en octobre ont donné lieu à une époque très difï'érente, sans qu'il soit possible de déterminer la cause de cette anomalie (1).

Nous donnons, pour compléter ces indications^ les tableaux des observations effectuées au cours de l'année 1903-1904 à Fort Crampel, Fort Archambault et Laï, qui nous ont été très obligeamment communiqués par M. l'administrateur Bruel.

(i) Cf. Bruel. « Cercle du Mojen-Logotie », art. cilé p. 369; id. « L'occupation du bassin du Tchad», déjà cilé, p. 19; et aussi « Note sur la météorologie du (^hari », à laquelle nous empruntons ces divers éléments, p. \lj.

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