Isaacs, I, p
blessure, fut surnommé a Tombouser », c'est-à-dîre le « brave guerrier blessé » ; on ne le connut plus autrement désormais en pays zoulou*.
Mais les poltrons étaient châtiés sans pitié. « De nombreux indigènes suspects d'avoir montré de la poltronnerie dans la dernière guerre ont subi l'horrible châtiment de l'empalement et ont été abandonnés aux loups, aux vautours et aux autres animaux qu'on entend chaque nuit en grand nombre* », écrit Isaacs dans son Journal le i3 septembre 1827. Le guerrier zoulou qui ne vainquait pas avait donc à redouter les dernières rigueurs.
On s'explique les succès d'une armée ainsi entraînée physiquement et moralement : sa seule approche frappait de terreur les populations qui, souvent prises de panique, s'enfuyaient sans même oser combattre ^.