‹ L'expansion européenneChapitre 107 sur 160 · Voir page · texte numérisé non relu

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-2. 11 reste, cependant , des traces nombreuses de cette origine dans le*

noms piiti"Oiiyiiii.|iicg Ji.^ l'rtrnil le*, ■• ces fossiles de l'histoire ■■ : Jouberl, du Toit, du Plessis, d? Villiers, etc., et dans ceux de quelques localité : Lainotle, Normandie, Khûuc, Champagne, etc.

Pendant les guerres Je la Révolution française, la Hollande ayant été envahie et le prince d'Orange s'étant réfugié en Angleterre, les Anglais, toujours attentifs a tirer parti des occasions favorables, se firent autoriser à occuper le Cap pendant la durée de la guerre. Ils s'y établirent en 1793, malgré une énergique résistance des colons; ils restituèrent cette colonie à la paix d'Amiens, en 1802, et l'occupèrent, de nouveau, en 1806; la cession détinilive leur en fui reconnue par les traités de 1815.

Sous l'influence d'un climat différent et d'habitudes de vie parliculières, les descendants des colons hollandais, qui ne recevaient plus d'éléments européens, s'étaient particularisés de plus en plus, et avaient formé un peuple nouveau, aux formes athlétiques et massives, les BoÈrt (fermiers ou paysans)'.

Vers 1820, une émigration de 4,000 Anglais ou Écossais vint modifier, dans un sens favorable aux Anglais, le vieux fond hollandais de la colonie européenne.

L'abolition de l'esclavage (1834} fut le signal d'une scission complète entre les deux sociétés d'origine anglaise et hollandaise. Il y avait, eu effet, entre elles impossibilité, non seulement de fusion, mais d'enLenle : les Anglais, gens actifs, industrieui , portés à> l'agriculture, anglicans hostiles à l'esclavage, cherchant à civiliser les indigènes pour s'en faire des auxiliaires et des acheteurs de leurs produits; les autres, les Boèrs, calvinistes rigides, a l'esprit tenace, mais étroit, esclavagistes, sans grande instruction, seminomades, vivant, comme lus ^anciens patriarches, au milieu de leurs troupeaux, aveu lesquels ils se déplaçaient sans cesse, à la recherche des pâturages.

L'émancipation des esclaves, imposée par les Anglais, les déprédations des Cafres, qui décimaient leurs troupeaux, amenèrent les, Hoèrs à émigrer, cl a clmrclier au delà des limites de la colonie des terres nouvelles et la liberté do vivre ù leur gré.

C'est vers 1834 que commença ce grand exode, ou trekken. Les Boèrs abandonnèrent ou vendirent leurs fermes, entassèrent sur des chariols leurs femmes, leurs enfants, leurs mobiliers, et, fuyant des lois qui leur semblaient odieuses, s'enfoncèrent dans l'intérieur, poussant leurs troupeaux devant cui.

Ou estima de 5,000 à 10,000 le nombre des émigrés. Il traversè-

1. Le mot Uai'r, nom hollandais ayant même i'.uyl.ii. hi'-nfi; désigne la classe des propriétaires i hollandaise ou française. — lloèr se prononce boni-

rent le fleuve Orange, marchant a l'aventure, s'arretant pour camper, quelquefois pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, se fortifiant derrière leurs chariots pour combattre les Cafres, ayant aussi à se détendre contre les lions et les fauves (lu désert, puis reprenant leur route vers l'inconnu; beaucoup succombèrent dans ces luttes et périrent de soif ou de fatigue. Une de leurs colonnes arriva ainsi sur les montagnes du Drakenberg, du sommet desquelles elle aperçut les terres fertiles qui s'étendaient jusqu'à la mer; c'était le territoire de Natal. Pour le conquérir, il fallut livrer de sanglants combats aui Zoulous; enfin, les Boërs en restèrent maîtres (183S) et fondèrent la ville de Pietcr-Maritzburg '.

Cette côte, découverte par Vasco de Gama le jour de Noël (1497). et appelée par lui Terra natatis, était alors presque déserte. Quelques Anglais s'étaient antérieurement établis à Durban (Port-Natal), mais le gouvernement du Cap avait refusé de les soutenir. Les Boei'â s'installèrent, et leur gouvernement prît le titre de Société Sudafricaine de Port-Natal.

Les Anglais ne tolérèrent pas la création de cet Étal indépendant, et envoyèrent des troupes qui s'emparèrent de Pielcr-Marilzburg (1840). Une partie des Boërs se résignèrent à accepter la suprématie anglaise, mais les autres, conduits par leur chef Pretorius, repassèrent les Drakenberge et se répandirent sur le versant occidental de ces montagnes.

Retrouvant sur les bords tlu fleuve Orange quelques-unes de leurs familles qui s'y étaient arrêtées, ils foiulèi'unl, aire elles, l'État libre du fleuve Orange (1848), dont la capitale fut Bloemfontein. Ils s'allièrent aux indigènes, essayèrent de résister de nouveau aui Anglais, qui prétendaient étendre leur autorité sur ces territoires, furent encore vaincus, et une nouvelle émigration entraîna plus au nord un certain nombre d'entre eus, de nouveau conduits par Pretorius.

Ceux-ci passèrent le Waal et fondèrent la République du Transwaal, avec la ville de Polscliefstrûrn.

Un revirement eut lieu, à cette époque, dans la politique de l'Angleterre, qui trouva trop onéreuse et trop absorbante la tutelle desacolouie du Cap. En 1830, une charte, octroyée aux habitants

ouventr de leurs deux chefs Pie ter RelieT et Gcri Marilz, qui avaient succombé" avaut d'atteindre celle terre promise. Il» avaient alors Ù leur tète Adrien Pretorius.

du Cap, organisa un gouvernement composé d'un gouverneur, nommé par la reine, el de chambres électives.

En 18j'2, lo gouvernement britannique reconnut l'indépendante du Transwaal, et l'année suivante celle de l'Étal libre du fleuve

On pensait d'ailleurs que ces deui États, manquant de débouchés vers la mer, ne pourraient se développer et seraient amenés, d'euxmêmes, il reconnaître le protectorat anglais.

Quant à la colonie de Natal, prospère grâce à l'immigration des Cafres, qui, chassés par les lioérs, trouvaient protection auprès des Anglais, elle avait été annexée, en 1843, à la colonie du Cap,

L'ni84iî, elle reçut un gouvernement particulier, et à partir de 18.i6 elle forma une colonie indépendante.

Les prévisions anglaises au sujet du Transwaal parurent d'abord se réaliser. Prelorius mourut; son fils fut élu pour le remplacer; il fonda une nouvelle capitale, la ville de Pretoria, sur le versant de la mer des Indes, et s'efforça d'organiser son peuple. Mais les luttes intérieures, la guerre indigène, le mauvais état des finances, rendaient l'existence de cette petite république fort précaire. En 1877, an commissaire anglais, sir Siiepstone, fut envoyé à Pretoria; il avait avec lui un détachement de cavalerie. Après deux mois de séjour, il déclara purement et simplement l'annexion aux possessions britanniques de la République du Transwaal.

Malgré les protestations du président el des membres du Volhsraad, cet acte de ïiolence ne fut pas désavoué par le cabinet britannique, et les délégués du Transwaal, envoyés en Europe, ne purent faire entendre leurs justes réclamations; les Anglais firent venir des renforts pour maintenir leur autorité.

Les habitants du Transwaal, pour créer vers la mer le débouché sans lequel ils ne pouvaient prospérer, avaient projeté la construction d'un chemin de fer de Pretoria à Lourenzo-Marqueï, dans la baie Dclagoa; ils avaient obtenu, à ce sujet, une subvention des Chambres portugaises, et un matériel considérable avait été déjà acheté. Lors de l'annexion, il leur avait été promis que ce chemin de 1er serait rapidement achevé; mais les Anglais firent vendre à vil prix le matériel , qui fut porté à Natal el servit à établir une ligne entre Natal et Pieler-Maritïburg.

Celte mesure comble l'exaspération des BoSra. Les Anglais étaient alors aux prises avec les grandes difficultés d'une guerre contre les Zoulous. L'occasion semblait favorable. Les Boërs prirent las armes

sous les ordres de Jouberl, descendant de huguenots français. Le parti hollandais du. Cap les soutint par des encouragements et des subsides. Les troupes anglaises furent plusieurs fois battues; eu dernier lieu, un corps d'élite de "00 hommes, commandé par le gouverneur du Cap, et retranché sur le plateau d'Amadjouba, fut attaqué par 150lirailleurstranswaaliens et chassé de ses positions après un combat de sept heures, dans lequel il perdit 239 hommes el 18 officiers. Les Transwaaliens n'avaient eu que 1 hommes hors de combat, dont 2 tués (2" février 4881). Ce résultai, « unique dans les fastes militaires du monde entier », était dil à l'étonnante précision du tir des Boërs. Les Anglais se décidèrent a traiter' el, le 8 aoûll881, l'indépendance duTransnaal fut de nouveau reconnue.

Par convention du 27 février 1884, l'existence de la RépubliqtM Sud- Africaine comme Étal libre et absolument indépendant fut de nouveau confirmée.

Extension des possessions britanniques.

Les Anglais occupèrent sans difficulté le Griqualand-West >:i . le Basontoland (18TS), le Griqraaland-East (1885).

Guerre du Zoulouland. — L'annexion du Zoulouland fut beaucoup plus difficile.

En 1812, la royauté du Zoulouland échut à Celtivayo, dont les Anglais pensèrent se faire un auxiliaire contre les Boërs et qu'ils firent couronner solennellement. Celtivayo s'occupa de rendre à l'organisation militaire des Zoulous toute son énergie. Il impôt aux jeunes hommes le célibat, jusqu'à ce qu'ils aient obtenu une femme comme récompense de guerre, et se forma une armée absolument dévouée. On a comparé, non sans raison, cette organisation toute barbare à celle qui a fait la force de Sparte. Quant aux fusils, Celtivayo put s'en procurer par la baie Deîagoa; les marchands anglais, eux-mémea, l'en fournirent.

Il avait l'ambition de chasser les Boërs du Transwaal, dont il mil promis à ses guerriers l'invasion et le pillage, comme don de joyeux avènement. L'annexion du pays par les Anglais, en 1877, ruina ses projets.

A partir de ce moment, son altitude changea vis-à-vis du gouvernementdu Cap. Les Anglais avaient alors de graves embarras en Asie et en Europe, ils eussent désiré temporiser vis-à-vis de Cetli-

vayo; mais, celui-ci n'ayant pas obtempéré aux injonctions à lui faites de dissoudre sou armée, quatre colonnes anglaises, partant de la frontière de Natal, pénétrèrent sur son territoire (janvier 1879).

Le 4 février, une colonne de 1,000 Anglais était anéantie au combat d'Isandula;le 12 et le 13 mars, furent livrés d'autres combals malheureux. Les Anglais durent battre en retraite et attendre des renforts. Au mois de mai, le chiffre de leurs forces atteignit 22,000 hommes, sans compter les contingente indigènes, et sir Garnet Wolseley vint en prendre le commandement.

Sous le nombre, les Zoulûus, qui avaient déjà subi d'énormes pertes, succombèrent à leur tour1. Leur capitale, UJundi, fut occupée; Cettivayo fut fait prisonnier et envoyé en Angleterre ; mais, l'anarchie continuant entre les tribus, on lui rendit son trône après qu'il eait prêté serment de 11 délité à la reine. Sa restauration ne lit qu'exciter la colère des chefs auxquels on avait partagé ses dépouilles. Il mourut en 1883.

En 1888, les Zoulous firent une tentative de soulèvement, qui échoua complètement. Ils paraissent aujourd'hui soumis.

Les Matébélé (Zambèze moyen) sont actuellement seuls en étal de résister aux Anglais.

Griqualand occidental. — Mines de diamant. — A la période des conquêtes a succédé une extension terrilorïale et commerciale, qui a ouvert à la colonie des horizons absolument inespérés. La découverte des mines en est la cause.

En 1867, on découvrait les rhampa dr i.U<im<mls du Griqualand, au confluent du Waal et du fleuve Orange 2.

Revendiqué d'abord par l'Llat libre d'Orange, ce territoire fut innexé à la colonie du Cap, après règlement du litige (1880)*.

1. Dans cette campagne fut tué, aux environs d'Ulundi (23 juin 1879), io priuceiuipeii.il. liis de l'empereur Napoléon III. — Moins de soixante n; après la mort de Napoléon Ier, dont l'agonie sur le rocher de Sainte- HÏdùne avait été le dernier ride du long drame de sa lutte contre l'Angleterre, l'héritier de floa nom et de sa couronne est tuè soua l'uniforme anglais, doua une guerre coloniale anglaise 1

2. Eu 1867, un diamant fut fortuilnuriiL diVouvert dans une eolliirliou de cailloux appartenant a un Boër. Eu ISG9, on achetait, pour 10,006 fr.,

aorcier indigène, le Star of Sniilh-Afrira, d'une valeur réelle de i0 fr. En vingt ans, les champs diamantifères du Griqualand ont produit pour plus d'uu milliard de diamants.

3. L'État libre d'Orange a. rmibiiol ,i ses revendications moyennant uue indemnité de 1(0,000 livres sterling, plus 15,000 livres sterling pour la construction d'un chemin de fer.

L'EXPANSION I Deux villes, Ilc'iroïisfit^d et Kimheilitf, s'élevnienl aussitôt au lieu des landes diamantifères; en novembre 1885, un chemin fer, construit aus frais de l'État, les reliait à la c6te; eu 1892, leur population atteignait 50,000 û

D'autres annexions, beaucoup plus considérables, suivirent bienl celle du Griqualand.

En 1884, les Allemands prenaient pied sur la côte occidentale dr l'Afrique; leur influence pénétrait au Transwaal, qui ae montrait, du reste, en haine des Anglais, favorable à l'Allemagne. Une Compagnie, soutenue par des banques allemandes, obtenait la concession des chemins de fer. En 1885, le président de la lié publique du Transwaal allait à Berlin. On annonçait la prise de possession prochaine de la baie de Sainte-Lucie (Zoulouland) par les Allemands.

Les Anglais s'empressèrent de couper court à ces menées, en occupant eux-mêmes la baie de Sainte-Lucie et en déclarant leur protectorat (juillet 1888) sur une bande de terrain, large de 900 environ, qui sépare le Transwaal des possessions portugaises (| des Matébélé, de Kama, de Makalaka, etc.'

leur

Jkil.

Conflit anglo-portngais. — Les Portugais étaient, depuis plusieurs siècles, établis dans l'Afrique australe sue' les côtes de l'océan Atlantique (côte d'Angola) et de l'océan Indien (côte do Mozambique). Leurs marchands trafiquaient et avaient conclu des traités avec les chefs indigènes.

On a vu qu'ils avaient envoyé des missions d'exploration dans l'intérieur (Serpa Pinto, Capello, et Ivens, etc.). Aussi, quand les nations européennes se partagèrent l'Afrique, revendiquèrent-ils le* territoires compris entre les deux cotes, depuis leurs possessions d'Angola jusqu'à celles de Mozambique.

L'Angleterre refusa de reconnaître les revendications du PorluL-.il (janv. 1889). Elle consentit seulement à lui concéder la faculté d'établir des roules sur une bande d'environ 30 milles de largeur le long du Zambèze, pour mettre en relations les colonies d'Angola et de- Mozambique. Les chambres portugaises ayant refusé la ratification de cette convention, un tnodus Vivendi lui fut substitué (14 noi en attendant des arrangements ullérieurs.

Les lerriioiii's du Zamhéze avaient, outre leur importance politique, une valeur économique considérable.

En 1865, un Wurtembergeois avait reconnu de riches placera d

chez les Matébélé (vers Tati] et dans le M ne h on al and ' ; les découvertes se multiplièrent bientôt dans les territoires voisins.

Depuis plus de cinquante ans, des missionnaires anglais étaient, d'ailleurs, établis dans la région comprise entre le Limpopoet leZambèze. Le chef des Malébélé, Lo lfenguela, avait fait un voyage à Londres et demandé le protectorat anglais. Des concessions minières avaient été faites à. des Anglais par les chefs du pays; et c'était un des arguments sur lesquels le gouvernement britannique appuyait ses prétentions sur ces territoires.

En octobre 1889, le premier ministre du Cap, sir Gecil Rhodes ', réunit toutes les Sociétés minières en une compagnie unique, la BritishSoiitk-Afiii-'Utlk'iiipiini/ ; il fut assez habile pour y associer ies plus grands noms de l'Angleterre3, ce qui devait lui assurer do puissants appuis. Les agents de la Compagnie prolilérail de l'espèce de trêve reconnue par le moihm vivcivl i du I 1 novembre 1 890 , pour mettre la main sur le territoire de Vanïcrc1, dont les riches gisements aurifères étaient exploités, depuis 1888, par la Société portugaise de Mozambique.

Le gouvernement anglais, sous la pression do la Compagnie Sudafricaine, Ut alors ou Portugal de nouvelles propositions, dans lesquelles le pays de Hanica et un pelit territoire lo long du Chiré étaient attribués â l'Angleterre, c'est-i-dire à la Compagnie Sudafricaine; le Portugal recevait en dédommagement une extension de territoire assez considérable au nord du Zambèze. Lassé par dix-huit mois d'une lutte sans issue et aux prises avec une crise financière des plus graves, le Portugal céda.

La limite fixée par ce traité (28 mai 1891) part du lac Nyassa, suit la rive orientale du lac Kiloua, le cours du Ruo et celui du Chiré jusque

1. Il baptisa de noms allemands certaines parties du Machonaland (mont Moltke, mont Bismarck, etc.).

2. S'étant rendu au Cap pour y chercher la guérison d'une maladie grave, sir Oeil Rhodes y retrouva la sa» té. Apres avoir acquis nue forlune et une situation considérables dans les sociétés des champs de diamant, il obtint le mandat de premier ministre parleincu taire de la colonie du Cap.

3. Duc de Fife, gendre du prince de (îijllcs ; lord Giffard ; duc d'Abercorn, etc.

*. Ou trouve dans le pays de Mauica ef, en général, dans les districts aurifère, de vastes constructions, eyclopéi'nnes, ruines des enceintes fortifiées qu'habitaient, à une époque inconnue, les premiers chercheurs d'or. Les plus importantes sont a Zimbahye. Peut-dtre faut-il voir, dans le» régions aurifères de l'Afrique australe, le pays d'Ophir des anciens.

L'EXPANSION EUliO Pli EN NE

vers Tchiouanga, laissant Blantyre ans Anglais ; elle remonte en suite vers le nord, s'éloignant jusqu'à 200 kil. environ du Zambèze; coupe le fleuve à l'ouest de Zumbo, et court, vers l'est, à laine de kilomètres de sa rive droite, jusqu'à son affluent, le Manoé. De ce point, elle va rejoindre, vers le sud, la frontière du Transwaal, en laissant le territoire de Slanicaaux Anglais et celui de Massikessé an Portugal.

Le Portugal consentit, en outre, à la libre navigation sur le Zambèze et sur le Cbiré, conformément aux régies établies pour la navigation du Congo. 11 s'engagea à construire un cbemin de fer et une ligne télégraphique, depuis le Manica jusqu'à la côte , le long du Poungoué ou du Bosi, pour faciliter l'exploitation des mines lia

Les possessions britanniques s'étendent donc maintenant duNyass» au Cap (3,000 kil. environ).

Que les Anglais obtiennent une bande, longue de 230 kil. environ, au nord du lacTanganyika, et leurs domaines de l'Afrique australe se joindront avec leurs territoires de l'Est-africain et, par suite, avec l'Egypte. On sait que la politique anglaise est persévérante, tenace dans ses vues, soutenue par des ressources financières considérables; il est donc probable que l'Angleterre obtiendra, tôt ou tard, soit des Belges, soit des Allemands, ce territoire de jonclion. Des pourparlers ont déjà, eu lieu, à ce sujet, entre l'Angleterre et l'État du Congo.

L'extension anglaise dans l'Afrique australe a donc donné naissance" à trois États plus ou moins centralisés : la Colonie anglaise du C et ses dépendances, VÉlat libre d'Orange, la République Sud-affit (ou Transwaal).

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