REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE
(teanswaal)
Le Transwaal (519,000 hab. dont 400,000 indigènes et 110,000 Boërs1) forme une république démocratique, ayant pour capitale Pretoria (6,000 hab.).
Les villes principales, créées, pour la plupart, de toutes pièces, au moment de la découverte des filles aurifères, sont Johannesburg (15,000 hab. au moins), Heirtelberg, Barberlon, Lydenburg, etc.
La découverte de gisements aurifères (1880 à 1880) dans le Transwaal a ouvert à ce pays des perspectives d'avenir absolument inespérées. Le mouvement commercial du Transwaal passa hrusquement de 9 millions (1883) à 61 millions (1888). Aujourd'hui, diï zones aurifères ont été officiellement reconnues (districts de Wilwtersrand, Jlnrberlon, Is/'L'iilutni, du Xicoxiliviil, du Zoiit-pansberg, e\£,).
Plusieurs centaines de Compagnies minières, représentant un capital de plus d'un milliard, se sont constituées pour l'exploitation de ces richesses. Les Cafres fournissent la plus grande partie de la
Le Transwaal possède également des mines de houille, de fer, de cuivre, d'étaiu, de cobalt. Des gisements diamantifères y ontélé récemment découverts.
Le gouvernement du Transwaal devait se créer un puissant réseau ferré, pour l'exploitation de ces richesses. 11 avait précédemment, en haine des Anglais, concédé a une Compagnie ostensible me ni néerlandaise, mais soutenue par des banques allemiiiulcs, la construction et l'exploitation des chemins de fer du Transwaal. Celte Compagnie n'a pu suffire seule à la construction du nouveau réseau; elle établit actuellement, avec ses propres ressources, nue ligne reliant la baie Delagoa au Zoutpansberg (rive droite du
1. L'antipathie des Boërs du Transwaal contre les Anglais s'est maint* fois et éiieri.ri']in'nnrnt uiiinilVisLiv.'; il.- téiuuiiiinïnt nu contraire d'une certaine sympathie pour la France.
Lors des a liai]''.' s de Mailagascar, des ouvertures furent faites a la Kraii'*'' pour le recrutement d'un corps de vnlontaires au Transwaal. Ces énergiques soldats, merveilleuï tireurs, habitués ft la guerre contre les noirs, eussent fourni un contingent dont le coucours eut pu être appréciable.
Limpopo moyen); mais pour relier le réseau transwaalicn avec celui de l'État d'Orange, elle a dû s'adresser au gouvernement du Cap'.
Une autre ligne, concédée à une Compagnie française, et actuellement en construction, doit relier I.ourenzo-Marqucz (Delagoa- Bay) à Pretoria.
Le dé
Aperçu politiqii
développement du réseau ferré de l'Afrique australe, les conventions postales et télégraphiques, les tarifs douaniers, auront une influence prépondérante pour l'union des racns qui peuplent cette, région. Ces idées d'union ont pris corps, depuis quelques années, parla fondation de ï'AfrULonderbond, ligue formée, dans lu principo, contre la prépondérance anglaise, parles Cofirsde la colonie du Cap. Ses adhérents se nomment Afrihander ; elle a pour devise : « L'Afrique aux Africains. » Son but est de créer, entre l'Etat libre, le Transwaal, et la colonie du Cap, une Confédération, dans laquelle L'élément anglais n'aurait pas la prépondérance. Celte ligue est assez fortement représentée au parlement du Cap, et son action s'est manifestée par les encouragements ot les subsides envoyés au Transwaal, dans sa lutte contre les Anglais.
Le parti anglais, qui a une grande majorité dans le parlement du Cap, accepte l'idée de la Confédération Sud-africaine, maïs il ne veut pas que les privilèges de la nationalité anglaise soient méconnus. H compte, du reste, réduire au minimum la part d'inlluence de la métropole, dans la future Confédération, sans toutefois la supprimer complètement, pour ne pas perdre, en cas de besoin, l'appui des forces anglaises.
Quant auï Boérs du Transwaal et de l'État libre d'Orange, ils craignent, en général, que l'Afriltandarbond ne cache quelque moyen délourné d'aliéner leur indépendance, et cette crainte leur rend toute idée d'alliance suspecte. La trop forte proportion de
1. Le gouvernement du Transwrml, criik'naiit l'influence anglaise, ee montra d'ubord opposé à la jonction du réseau tr.iiiswiialien avoc celui du Cap ; il a renoucé il sou opposition moyennant la cession, par l'Angleterre, de la plus grande partie du Zxvaziiund, territoire contesté au nord du Zoulonland (août 1890).
La ligne du Cap a Pretoria par Bl carafon te in a été ouverte au commence 1832.
l'élément indigène serait, du reste, un danger pour la future Confédération *.
Sans doute, l'époque des conflits armés et des graves discordes, entre colons de souche européenne, semble passée ; la découverte des mines d'or a changé la plupart des Boërs, anciens combattants des guerres de l'indépendance, en capitalistes et en spéculateurs, qui entretiennent de bonnes relations avec Londres ; mais la rivalité des races est loin d'être éteinte; elle retardera, sans doute, encore longtemps la formation, à peu près inévitable d'ailleurs, des futurs États-Unis de l'Afrique australe.
1. Il existe, cependant, à Pretoria, une société de « Jeunes-Sud-africains », recrutée principalement parmi les hommes de la classe éclairée, qui préconise l'idée d'une fédération sur la base de l'union et de l'égalité des races; elle est en opposition avec le parti « vieux boër », qui veut l'exclusion de l'élément anglais.
POSSESSIONS PORTUGAISES
e traité du 28 mai 1891, avec l'Angleterre, a réduit les possesî portugaises de l'Afrique australe au gouvernement général d'Angola, sur l'océan Atlantique, et â la colonie de Mozambique, sur l'océan Indien,
Gouvernement d'Angola.
Le gouvernement génr-r.il d'Angola a pour limites :
au nord et au nord-est, l'État indépendant du Congo (conventions des 14 février 1885 et 25 mai 1891; — voir État indépendant du Congo) ;
au sud, les possessions allemandes du Damaraland, suivant le
o Counene et une partie du cours du rio Koubango, jusque vers les cataractes de Kalima, sur le Zambëze (convention avec l'Allemagne du 30 décembre 1886) ;
à l'est et au sud-est, les territoires de la Compagnie anglaise de l'Afrique australe (traité du 28 mai 1801), suivant le cours du Zarobèze et de son affluent, le Kabompo.
Population totale, 19 raillions d'bab. environ, dont 1,300 blancs et 32,000 métis de Portugais etd'indigènes (poni&riros).
La colonie est divisée eu qualru districts : Congo, Loanda, Bengaellu, Mossamèdes.
Chef-lieu, Saint-Paul-de-Loanda (10,000 habitants!.
Villes principales, sur la côte : Amon'i, Saint - Paul-de-Loanda, S'Unt-Ptiilip})/: de Benguella {'îfiiiù habitants), Mofummèd-es (factoreries françaises â Mmu:.ùuUa, AmliHzette, Mutera, Kissembo);
à l'entrée des plalcaux : Amlwt.t, Muttuitjhc, lielinont''. lluilïa, etc.
Un chemin de fer réunit Saiul-Paul-de-Loanda à Ambaca.
Du gouvernement d'Angola dépend le territoire de Kabinda, enclavé entre le Congo français et l'État Indépendant du Congo.
Colonie de Mozambique.
La colonie de Mozambique s'étend entre le cap Ddgado et la baie Delagoa. Ses limites avec les territoires anglais ont été fixées par le traité du 28 mai 1801. Une convention de 1880 les a arrêtées avec
le territoire allemand, suivant le cours de la Rouvouma, jusqu'au confluent du Mzingé, et le parallèle correspondant jusqu'au lac Nyassa.
Population totale : 800,000 habitants environ.
La colonie, qui a reçu récemment le nom officiel d'État libre de l'Est africain, est divisée en deuï provinces : province de Mozambique, au nord du Zambèze, et province de Lourenço- Marquez, au sud. Chef-lieu Mozambique (1,000 hab.), bon port.
Villes principales : Quïlimane ((1,000 hab.) ; Sofala (2,000 hab.); Lourenço- Marquez, port important par son commerce avec le Transwaal1,
Les deux tiers du territoire de la colonie ont été concédés à des Compagnies, qui ont projeté la construction d'une voie ferrée, de Quitimane au lac Nyassa, à l'est de la frontière anglaise.
Commerce total, 21 millions environ, dont 2 millions et demi ■ l'exportation (1890).
Depuis quelques années les entreprises d'exploitation des minet de l'intérieur donnent un grand essor à cette colonie.
Uno voie ferrée est en construction depuis Beiru sur la baie de l'oimyoué, au sud du Zambéze ; elle remonte la vallée du Hosi et doit .illeindre KassUtesse, puis Moulassa, au pied du mont Doè, dans le Mania».
i. Le» Anglais avaient réclamù l'Ile d'Inyack, dans la baie Delagoa. Lu •litltifi.Hl, soumU ;'i rurbili-L^i.' '!u luiirùelml deMiic-Maliou, prùàideut de 1» Itfpubliijue française, a été tranché en faveur du Portugal (24 juillet 187S). Depuis, les Anglais ont obtenu une concession kChindt!, dans untlot, I l'embouchure du Zambeze, et c'est aujourd'hui le port principal d tiitiuu. des produits du Cliiré.
POSSESSIONS ALLEMANDES
Territoires du I\ arnaqua cl «lu Daimu-a.