Tanganyilia signifie mélange des caux
.::.!.:■'.■? in fructueuses.
fois des tempêtes très violentes. Son principal tributaire, à l'est, est le Halagarazi, qui amène les eaux du plateau de Tabora. 11 reçoit, à sa pointe sud, le Lofon; au moment des crues, il se déverse dans le Congo par le Laukouga.
Sur sa rive orientale, Karema (mission des Pères blancs); Oujiji. à l'embouchure du Malagaraîi, marebé d'esclaves et de sel tiré du pays de Ouhha (nord-est du Tanganyika).
Sur la rive méridionale, Pambêtê (mission anglaise).
Sur la rive occidentale Mottroumbi ou Jlmi'loinvilk' (poste belge), Mpala (poste helge); Albertville, poste fortifié établi, en 1692, au sud de l'embouchure du Loukouga, lie Kavala (mission anglaise) ; Kibanga appelé Lamgerieviile (mission des Pères blancs), etc.
Vietoria-Nyanza et source orientale du Mil. — Le lac Victoria {altitude 1,200 m.) mesure 60,500 kil. carrés, soif, près du double du Tanganyika. Ses rives sont bordées d'îles innombrables.
Il reçoit, a l'ouest, le Kagêra, ou Mil Aleiandra, qui parait servir de déversoir à un lac peu connu, le lac Aleiandra. Le Kagêra, étant le plus considérable de tous les tributaires du lac Victoria, peut être considéré comme un bras originel du Nil; de là le nom de Nil Aleiandra, donné par Stanley.
Le lac Victoria se déverse, au nord, par le Mil Somerset, qui forme les chutes Ripon, s'élargit dans les lacs Ibrahim et Codja, forme encore les chutes Karima et Murdiison, et aboutit à la pointe nordest du lac Albert. Cette ligne d'eau borde, au nord; le plateau Ounyoro— Ouganda, qui est limite, à l'ouest, par les lacs Albert- Edouard et Albert, et au sud par le Nil Alexandra.
La différence considérable de niveau, entre les lacs Victoria et Albert (500 m.) et la longueur relativement faible du cours du Kil entre ces deux lacs (300 kil. environ) expliquent la rapidité du Kil Somerset et ses Irois étages de cataractes.
Lacs Albert et Albert-Edouard; source occidentale du Nil. — Le lac Albert (altitude "00 m.) est bordé de rives généralement élevées, principalement à l'est (mont Mkaroli, 2,300 m., au nord; mont Aguif, 1,400 m., au sud). Sa rive méridionale est encombrée par les apports du Semliki, déversoir de l'Albert-Édouard.
A son extrémité nord-est, il reçoit le Nil Somerset et donne issue au NU Blanc.
Le point le plus important du lac est Eibiro, centre d'exploitation et de trafic pour le sel; à l'est, près de la pointe méridionale, Ka-
Au sud-ouest du lac Albert, s'étend le lac Albert -Edouard (276 m. environ au-dessus du lac Albert), probablement en décroissance. 11 se déverse dans le lac Albert par le. Semlilii, belle et large rivière qui peut donc être considérée comme la seconde branche originelle du Nil.
A 100 kil. environ de la pointe sud-est du Tanganyika, on trouve le lac Pdkoua ou Léopoldll. I! est, comme le Tanganyika, 1res encaissé (ail. 780 m., c'est-à-dire env. 300 m. au-dessus du lac Nyassa). Il est encore fort peu connu et ne semble pas avoir de déversoir.
Lac Nyassa (altitude 480 m.), très encaissé, avec des cOles parsemées d'écueils et de bas-fonds; son étendue est plus faible que celte du Tanganyika. Il y règne parfois de violentes tempêtes, moins terribles cependant que sur le Tanganyika; la navigation y est difficile. Ses eaux sont douces et limpides; sa faune est, par suite, celle des lacs d'eau douce.
11 communique avec le Zambéze par le Chirê, superbe canal naturel partout navigable, sarjf aux cbutes de ilvrchison, où il perce la ceinture montagneuse du plateau central africain.
Plusieurs stations ont été établies par Livingstone sur les bords du lac Nyassa, du Chiré, et dans le pays environnant. Elles se sont multipliées depuis.
Les plus importantes sur le lac Nyassa sont : Karonga, au nord; Livingstonia, et Mponda (Pères blancs), à la pointe sud. Un petit vapeur fait le service des stations.
Les stations sont également nombreuses sur les rives du Chiré el dans la région environnante. La plus importante est Blantyre '.
Un chemin de fer joint Matopè, au nord des chutes de Murchison (sur le Chiré), avec Tête (tête de la navigation du Zambézi' inférieur).
Le lac Kiloua ou Chiroua (sud-est du Nyassa, altitude de 580 m.ï appartient à la catégorie des lacs sans profondeur, auï rives basse? et encombrées de végétation ; il ne communique probablement n< avec le Nyassa, ni avec le Chixé, et se déverse par le Loudjenda dan? la Rouvouma, tributaire de l'Atlantique.
Populations. — Les populations de la région des lacs forment» comme celles du bassin du Congo, des groupements plus oi considérables, sous l'autorité despotique de quelques chefs.
t. Qui a reçu If
e la ville natale de Livingslot
Il existe, entre le Victoria et l'Albert-Nyanza, deux véritables empires centralisés et presque toujours rivaux, l'Ounyoro et l'Ouganda. La population de chacun d'eux a été évaluée à 2 millions d'habitants.
On a trouvé dans l'Ouganda des vestiges de routes, de ponts, etc., ce qui indique une civilisation primitive assez avancée.
Mtésa, roi de l'Ouganda (mort en 1885), accueillit favorablement Speke, le premier explorateur de cette région, et successivement : Baker, Linant de Bellefonds, Stanley, Émin, etc. Des missions catholiques et protestantes furent fondées.
Son successeur, Mouanga, se montra d'abord hostile aux Européens, puis fut converti au christianisme et gagné à l'influence européenne par les Pères blancs, qui, à la suite d'une insurrection des musulmans, l'avaient aidé à reprendre le pouvoir. 11 offrit même de mettre ses États sous le protectorat français, mais ses ouvertures ne furent pas accueillies.
On verra plus loin que l'arrivée des agents de la Compagnie anglaise de l'Est-Africain a provoqué des conflits entre les indigènes protestants et catholiques, et compromis les espérances que l'action civilisatrice des Pères blancs avait pu faire concevoir. (Voir page 369.)
Altitudes principales.
Monts du Godjam (Abyssinie) 4,150 mètres.
— Ouocho (Kaffa) 5,060 —
Lac Rodolphe 400 —
Mont Njiro 3,000 —
— Elgon 4,200 —
— Kénia (expédition Teleki), cratère 5,600 —
— Kilimandjaro (expédition Teleki), cratère 6,100 —
Lac Victoria 1,200 —
— Albert 700 -
Mont Rouvenzori 5,500 —
Lac Albert-Edouard 976 —
Mont Kibanga 3,350 —
— Mfoumbiro 3,000 —
Lac Tanganyika 800
— Nyassa 480 —
Monts Livingstoue (a l'est du Nyassa) 3,500 —
Tabora. 1,240 —
L'EXPANSION fiUUOWiENNK
usant «le l'ooi'iin ludion
Le plateau central africain se prolonge, à l'est de la région des grands lacs, jusque dans le voisinage de la côte (Tabora, altitude 1,240 m.; Mpouapoua, 1,000 m.), et se termine par une série de ressauta où l'on trouve quelques terres fertiles. Hitia la plus grande partie est couverte d'un sol ferrugineux (latérite), sur lequel s'étendent des savanes aux herbes gigantesques et aux balliers inextricables ; les arbres ne se trouvent que sur les rives des cours d'eau. Les rivières franchissent les gradins du plateau par une série de rapides et ne sauraient servir de voies de pénétration.
Les principales sont :
laTana, venue de la région du Kénia; son lit est coupé par sept groupes de cataractes, dont l'une (Clmrles-Alexandra) a une hauteur de 100 m.
le Ronfou ou Pangani, venu de la région du Kilimandjaro ; il passe à Korogouê, terminus d'un chemin de fer en construction;
le Kingani, qui est la rivière de Bagamoyo;
le Roulidji, aux nombreux affluents, dont plusieurs dpsceii'leul des moûts Living&tone (3,500 m.) (nord-est du lac Nyassa)
la RouTouma, venue des montagnes de la rive orientale du Nvassa; elle reçoit le Loudjenda, déversoir temporaire du lac roua.
Le littoral est tantôt élevé, tantôt bas et encombré par les apports des rivières. Il est généralement fertile (caoutchouc, canne à sucre, manioc, etc.}, mais marécageux et, par suite, malsain.
Lin face de la côte, sont les Iles Peuiba, Zanzibar, et Mafia, fertiles (canne à. sucre, café, indigo, épices, etc.), mais d'un climat pernicieux pour les Européens. Zanzibar est ie principal entrepôt du commerce de l'Afrique orientale.
Population. — Les indigènes sont des noirs de race bantou, comme ceux du bassin du Congo, mais parlant un dialecte dîfôrenl. Ils sont généralement agriculteurs; ils se livrent à IVIi'v.n',» dans les régions élevées où ne se trouve pas la terrible mouche isitsê, dont la piqûre est mortelle pour le bœuf, l'àne, en général pour tout le bétail, et très dangereuse pour l'homme. L;n certain nombre d'émigrants indous, appelés Bangans, sont établis à Zanzibar. Ils sont actifs et intelligents. Le haut commerce et les banques sout entre leurs mains.
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Découverte des sources du ÏX'îl et du Congo.
Découverte
La recherche des sources du Nil préoccupait déjà les anciens; Néron envoya une expédition pour les découvrir. Au n* siècle de l'ère chrétienne, le géographe Ptolémée faisait sortir le Nil de deux grands lacs situés au pied de montagnes couvertes de neiges éternelles (montagnes de la Lune); il avait donc quelques notions sur l'Afrique centrale1.
Les cartes et les sphères du xvi" siècle indiquent d'une manière relativement précise la situation des lacs êquatoriaiix. Cette indication disparut sur les cartes du xvni0 siècle.
A partir du commencement du ivi" siècle, le3 Européens entrèrant en relations avec les rois d'Abyssïnie. Ils connurent les sources du NUBleu, qui sort du plateau abyssin, mais plus de trois siècles devaient s'écouler encore avant que celles du Nil Blanc ne fussent découvertes.
L'extension des conquêtes égyptiennes dans le haut Nil remit à l'ordre du jour la recherche des sources mystérieuses du grand ileuve. Tandisqu'une partie des explorateurs prenaient comme base d'opérations le Soudan, d'autres parlaient de la côte de Zanzibar. C'est à ces derniers que revient l'honneur de la découverte des sources du Nil.
Partis da Zanzibar (juin 1857), Burton et Speke, officiers de l'armée des Indes, marchèrent directement vers l'ouest, par Tabora, et atteignirent le Tangauyika à Oujiji. Au retour, Speke se détacha vers le nord, à la recherche d'un autre grand lac, qui lui était sifjnalé par les indigènes; il y parvint et lui donna, en l'honneur de la reine d'Angleterre, le nom de Vktoria-Nyanza * (18o8); ce devait être, selon lui, le réservoir supérieur des eaux du Nil.
Cette dernière découverte ayant été presque mise en doute par Burlon, Speke repartit de la cote orientale avec un autre officier de l'armée des Indes, le capitaine Grant (octobre 1860), traversa l'Ounyamouezi, le Karagoué (côte ouest du Vicloria-Nyanza), et pénétra dans l'Ouganda. Bien accueilli par le roi Mtésa, il n'en put cepen-
1. Les indigènes appellent Misozi n Kintrsi fnioi.if- de lu Lune) le» montagnes (3, DUO m. euv. (l'ait.) mi se trouvent les sources de la Kagera, tributaire du lac Victoria. (Esploration Baumann, 1892 : Revu? française,
wriitm.)