Pour trad. exacte, (sig.) B^^ Gros
SaS LES PLÉNIPOTENTIAIRES A CHANG-HAr '
Le Soussigné, en s* appuyant sur des traités que S. M. l'Empereur a ratifiés et que les Ëtats-Unis veulent maintenir, ne peut reconnaître cette façon d'agir ni comme un droit ni comme étant convenable. Il considère donp cette communication comme ne constituant en aucune manière une réponse et il va se rendre immédiatement dans le golfe de Pe Tche-li et à l'embouchure du Pei-ho accompagné par les grands navires de sa nation, afin de s'entendre avec les hauts dignitaires de l'Empire qui seront désignés pour traiter avec lui.
Le Soussigné doit ajouter encore qu'une insulte a été faite à une grande nation amie, en ne faisant pas, au représentant de S. M. l'Empereur de Russie, une réponse directe et par écrit, à une communication convenable et en ne l'envoyant pas au Ministre de Russie ou à une autre personne qui a des droits à (^Iro traitée avec égard et considération.
Le Soussigné fait aussi connaître au Conseil suprême que, dans la conduite qu'il se propose de suivre, son intention est d'agir d'accord et à l'amiable avec les Plénipotentiaires d'Angletonv» do France et de Russie, dont les intérêts en Chine sont idoniiquosotdont l'action, depuis que les hostilités ont été sus- |Hnuiut\H ^ Canton, est entièrement coopérative.
(Sig.) W. B. Reed ^
\*^ ÏH\\\n\ (\vos se contenta de déclarer au Gouverneur ^\^iU^i't\l iU\H IVux Kiang qu'il considérait comme nulle et uuu «vt^mu^ jH>wr lui la communication du premier ministre \^l {\\W \>\M\\, i^T esprit de conciliation qu'il ne voulait pas c7ia»v ii^iiv un nouveau grief de cette violation manifeste des lv<ùlôîi ^loul lt> piiMuier ministre s'était rendu coupable en kvU^siiUU Uo vHnH'^îiiH^ndre directement avec lui. En ne renvoyant jK\i HV^ N iiv ixvi la dêj^Acho qu'il lui avait écrite, le baron Gros é\Uui^ ^lo ft\viîist>r inutilement la susceptibilité de ce grand Uiiiuiluuv qui dan* les circonstances actuelles avait été partuiUHUoul convenable pour nous et avait fait recevoir avec lu^\ninus dan» la capitale de la province, MM. de Contades ol Oli|xlu>nl.
\. IVur IwU, (>\«ole» (»ip.) B»" Gros.
LE BARON GROS AU PREMIER MINISTRE A PE-RING SsQ
LE BARON GROS AU GOUVERNEUR GENERAL DES DEUX KIANG ET AU GOUVERNEUR DU KLANG-SOU
Chang-haï, le 6 avril i858.
Le Soussigné, etc., etc., etc., a reçu la communication que LL. EE. Ho et Tchao lui ont fait l'honneur de lui adresser le 21 mars dernier pour lui transmettre la réponse que S. E. le premier Ministre a voulu faire, par leur intermédiaire, à la dépêche que le Soussigné lui a adressée directement le 10 février dernier.
Cette manière d'agir constitue une violation flagrante de l'article 33 du traité avec la France, dans lequel il est dit que « — désormais, les correspondances officielles entre les autorités et les fonctionnaires des deux pays seront réglées suivant les rangs et les positions respectives, d'après la base de la réciprocité la plus absolue, et que ces correspondances auront lieu entre les Hauts fonctionnaires français et les Hauts fonctionnaires chinois, dans la capitale, et ailleurs, par dépêche ou par communication. »
Le Soussigné veut cependant, par esprit de conciliation, se borner à déclarer aujourd'hui qu'il refuse formellement d'accepter du premier ministre la réponse indirecte qu'il lui a fait transmettre, et qu'il la considère comme non avenue et de nulle valeur. Il prie en même temps LL. EE. de vouloir bien faire parvenir au premier Ministre de l'Empereur à Pe-Ring la dépêche ci-jointe qui lui annonce que le Soussigné ayant attendu inutilement qu'avant le premier avril un Plénipotentiaire chinois vînt à Chang Haï pour y traiter à l'amiable avec lui, ainsi qu'il l'avait demandé au nom de son gouvernement, il va se rendre immédiatement dans le Nord pour communiquer plus facilement avec les hauts fonctionnaires de la Capitale.