Commandant ou Mas ter depuis le 8 janvier i
4. J'ai donné de cet agent énergique un portrait dans mon ffist. des
diatement auprès des ravisseurs pour leur demander que les prisonniers soient conduits sous leur garde à son consulat, pour que les griefs que Ton pouvait avoir contre eux fussent examinés ; les Chinois répliquèrent qu'ils agissaient en conformité des instructions qu'ils avaient reçues de leurs supérieurs, qu'ils attendaient des ordres et qu'ils répondraient par la force à toute tentative du consul anglais pour s'emparer des prisonniers, déclarant que l'un de ceux-ci était le père d'un pirate bien connu dont ils devaient se saisir : dans la crainte qu'il ne s'échappât, ils n'avaient pas cru nécessaire de prévenir les autorités anglaises avant d'agir ; les onze autres prisonniers devaient servir de témoins contre le soi-disant pirate.
Les prisonniers furent parla suite conduits dans la ville et Parkes retourna à son consulat pour adresser une protestation au Commissaire impérial Yé. Après avoir fait part à celui-ci de l'insulte faite publiquement au pavillon anglais, le consul demandait au vice-roi qu'une réparation, également publique, fût accordée, que les hommes enlevés de V Arrow fussent renvoyés à bord de ce bâtiment et remis au capitaine, que, s'ils étaient accusés de quelque crime, ils fussent conduits au consulat d'Angleterre, où, d'accord avec les fonctionnaires désignés par Yé, lui-même Parkes conduirait l'enquête.
Le consul anglais annonçait en même temps au vice-roi qu'il envoyait un rapport au Plénipotentiaire britannique à Hong-Kong, Sir John Bowring, et au commandant des forces navales anglaises dans la rivière de Canton, le commodore G. G. J. B. Elliot, à bord de la Sf bille, et le prévenait que la lortcha aurait à réclamer une indemnité au Gouvernement chinois pour le tort qui lui était causé par sa détention forcée.
Deux jours plus tard, lo octobre, Yé répondait à Parkes
Rel. de la Chine, I, p. 896 ; II, p. 4o3 (Paris, F. Alcan), je crois inutile de le retracer.