‹ L'expédition de Chine de 1860Chapitre 113 sur 271 · Var. qu'ils étaient arrivés à la suite des Américains · texte numérisé non relu

Var. qu'ils étaient arrivés à la suite des Américains

ift/, ULTIMATUM DE LA FRANCE II DE L ANGLETERRE

permanente, alors les Français jouiront aussitôt du même droit. » L'année dernière les An-lais onl demandé celte autorisation avec insistance, et notre Commissaire Impérial kouei Liang leur a clairement répondu que c'était impossible. Il est donc parfaitement inutile que les Français discutent de nouveau cette question de résidence permanente. Quanl à ce qui est de se rendre au Nord pour échanger les ratiBcations de leur traité, si les Français désirent réellement se conformer à l'esprit de leur traité, et s'entendre amicalement, V. E. pourra se rendre à Chang-Haï pour discuter avec eux, et quand tout aura été clairement discuté et positivement arrêté, alors si suivant le traité, ils n'emmènent a\ec eux qu'une suite peu nombreuse, on ne peut pas ne pas les recevoir convenablement; mais quand ils viendront échanger les ratifications du traité, ils ne pourront venir avec des navires de guerre comme la première fois, et prendront la route de Pe-t'ang. Si au contraire ils viennent avec des navires de guerre et prennent la route de Ta-Kou, alors c'est que les Français ne veulent pas loyalement échanger les ratifications du traité, mais désirent au contraire mettre le même traité à néant. Afin d'éviter toute erreur et tout malentendu V. E. portera cette dépêche à la connaissance de l'Envoyé Français.

Tel est le but de la présente ' .

Cette réponse n'était rien moins que satisfaisante; M. de Bourboulon faisait à ce sujet les remarques suivantes dans la lettre qu'il adressait le 17 avril à M. Thouvenel :

Contrairement à l'usage généralement, je crois même pouvoir dire, invariablement observé dans les communications adressées de Pe-king aux hautes autorités provinciales, les notes que le Vice-Roi Ho a été chargé de nous communiquer in extenso, ne sont pas basées sur un Décret Impérial, qui, suivant les règles ordinaires, comme je viens de le dire, aurait dû être mentionne et rapporté textuellement en tête de ces documents; d'où il est permis de conclure que le Cabinet de Pe-king, tout en repoussant nos demandes avec hauteur, et en se décidant à affronter les premières chances d'une collision, s'est réservé, en cas d'échec, une porte de sortie, celle de désavouer les réponses qui nous ont été faites comme ayant été résolues par le Conseil général, sans la sanction et à l'insu de l'Empereur...

l. Pour traduction : i!\ avril 18G0. Sig. : E. de Mi.kite.ns.

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