HO A M. DE BOURBOULON, 17 AVRIL
Le 16 Avril, j'ai reçu, Noble Ministre, votre dépêche en (lato du 11 de ce mois. Vous avez pris connaissance de la réponse du Grand Conseil que je vous avais transmise en copie, mais comme elle n'est pas une acceptation pure et simple, il est plus que dilïicile qu'elle mène à un arrangement pacifique, et vous me demandez de le faire connaître par un Mémorial (à S. M. Impériale).
Ayant examine ce qui précède, je trouve, moi Ministre d'Etat, que votre Royaume est venu, depuis longtemps déjà, commercer avec la Chine, les deux parties s'étant appliquées avec soin à maintenir (entr'elles) la bonne entente. Du moment donc où l'on croirait voir surgir un différend, on pourrait, assurément, — en vue de l'avantage mutuel des deux pays — en délibérer d'après l'ensemble (de ces antécédents), et il semblerait qu'il n'y a pas de nécessité de renouveler la guerre. Je ferai d'ailleurs du contenu de la dépêche reçue l'objet d'un Mémorial au Trône et je saisis cette occasion pour vous réitérer l'expression de mes meilleurs souhaits.
Communication officielle en réponse.
Le 17 Avril 1860.
Pour traduction conforme,
Shanghai, le 22 Avril 1860.
En l'absence de l'Interprète intérimaire. Le Ier Secrétaire de la Légation,
(Sig.) kï.ECZKOWSK.1.
Mais le temps des tergiversations était passé : la parole était au canon qui en fin de compte a été le grand diplomate de cette négociation longue et pénible.
Comme tout est antithèse et conlradiclion dans ce pays de Chine, au momenl où 1rs batteries franco-anglaises mena