DÉFENSE DU PEÏ-HO 2Ô
eux ; on laisserait d'ailleurs à Tang-Kou une force combinée d'environ i ooo hommes, destinée à attaquer les défenses du nord, si cette opération devenait nécessaire1 ».
Le 18 août, le Pei-ho 2 était franchi par des compagnies de débarquement sur des jonques et le village de Sia-o-lantz occupé; le général Jamin prit le commandement des troupes de la rive droite du fleuve.
On allait se préparer à attaquer les forts qui, à Ta-Kou, défendent l'entrée du Pei-ho.
Une ligne sombre, à peine Aisible, qui se confond à la fois avec la mer et avec le ciel marque la terre basse, formée d'apports alluviaux, à travers laquelle le Peï-ho, après un parcours tortueux depuis T'ien-tsin, déverse ses eaux troubles clans le golfe du Tche-li ; à gauche, sur la rive droite s'élèvent les misérables habitations du village de Ta-Kou que dominent les forts du sud reliés par des chaussées étroites entourées d'eau ; sur l'autre rive, deux forts carrés défendent également la passe : un large et épais banc de boue sépare le mouillage de l'embouchure du fleuve. Depuis la prise des forts en i858, l'entrée du fleuve était en outre défendue par un système d'estacades et de chevaux de frise qui en rendaient impossible l'accès direct.