II. Cordier, Hist des Relat., I, p
l/jo LES CORPS EXPÉDITIONNAIRES
frfi brigade : Jamin ', général de brigade, commandant en second le corps expéditionnaire; aide de camp : Laveuve, cap. d'état-major; 2e bataillon de chasseurs à pied (huit compagnies); ioi0 régiment d'infanterie de ligne (2 bataillons à 6 compagnies), col. Pouget ; 7e compagnie du Tor rég. du génie ; ire section de la ire compagnie d'ouvriers du génie.
2e brigade : commandant : Collineau8, général de brigade; aide-de-camp: Lesergeaxt d'IÏENDECOURT, cap. d'étatmajor; 102e régiment d'infanterie de ligne (2 bataillons à 6 compagnies), col. O'Malley ; régiment d'infanterie de marine (2 bataillons), col. de Vassoigne ; artillerie (n° comp. du 6e rég. pontonniers ; 10e batterie, 7e rég. ; 7e batterie, 8e rég. ; ir0 batterie, 9e rég. ; 3e batterie, 10e rég. ; section de fuséens de la 4e batterie, 12e rég. ; section de la 2e compagnie d'armuriers ; section de la 5e compagnie d'ouvriers d'artillerie; troupes du quartier général (détachements de gendarmerie, du train des équipages militaires, d'ouvriers,
1. Promu à son grade le 3 janvier iSôa; aide de camp du duc d'Aumale, 18/17 ; commandait la ire subdivision de la 4e division militaire à Châlons-sur-Marne.
3. De la promotion d'août 18^7 ; commandait le Ier régiment de zouaves le 8 sept. i855 à l'assaut de Malakolf. — « Ouvrier, disait-on avant d'être soldat, il avait lu peu de livres. C'était un grognard difficile à mener, un chef taciturne et dur. Mais il possédait au degré le plus haut cette intuition soudaine et cet amour silencieux de la guerre qui font le grand soldat et le bon capitaine. Collineau était vraiment l'homme de guerre, âme des armées qui parfois le détestent et toujours le suivent, création étrange et rare qui, le jour où les hommes se mesurent, apparaît surgissant du fond d'une boutique, d'une chaumière ou d'un atelier, et devant laquelle tous les rangs s'ouvrent.
« Ce héros de Malakoff et de bien d'autres combats qu'il ne racontait pas est mort à T'ien-tsin de maladie. La fortune lui devait une autre fin. Quand nous apprîmes cet événement, un officier de grand mérite qui n'aimait pas Collineau s'écria : « C'est une perte qu'a faite la « France. » C'était une perte, en effet, mais combien il y a peu d'hommes dont on osât faire un si grand éloge » (Escayrac de Lauture. Mémoires sur la Chine, pp. 25-2(3).