I. Cf. Aà'/e hleii, p
CouDiiiR. — Expéd. de Chine, 18G0. 16
a'j3 tcue-fol:
prendre pendanl les événements qui se préparent. Si rien ne vient modifier les conventions provisoires que nous avons à peu près arrêtées d'avance, nous irons devant l'embouchure du Pei-llo attendre que les forts soient enlevés, la rivière rendue libre, et que 'f'ien-'i'sin. au pouvoir des Mliés, devienne de nouveau le séjour dos deux Ambassadeurs. Ils y attendront les ouvertures que la Cour de Pc-King pourrait leur adresser, ou ils pourront faire euxmêmes de nouvelles propositions au Gouvernement Chinois, avant d'en venir à prendre des mesures plus menaçantes pour le siège du (îouvernemcnt qu« ne peut l'être l'occupation de J "ien-tsin.
« Jusqu'à présent, le cabinet de Pe-Ring, dont le dernier acte envers nous a été le rejet de notre ulliniatuin, a gardé le silence le plus absolu à notre égard. Ce silence nous devons l'observer aussi, puisqu'à notre arrivée nous avons trouvé les opérations militaires commencées (la prise de Chousan et le débarquement de deux armées à quelques lieues seulement de la capitale) et les alfaires remises par les Ministres de Franco et d'Angleterre entre les mains des Commandants alliés.
«Notre rôle, à Lord Klgin et à moi, ne doit donc commencer maintenant que lorsque le premier coup frappé par les forces Anglo-Françaises aura prouvé au Cabinet de Pe-King, enorgueilli par le succès de Ta-Kou, que le parti cjul le pousse à la guerre le compromet d'une manière dangereuse et que toute résistance étant désormais inutile, l'intérêt de sa propre conservation le force à accéder aux demandes que la France et l'Angleterre lui ont déjà adressées.
« Une seule éventualité me semble à craindre, je veux parler de la fuite de l'Empereur en Tartarie. .\ussi crovons-nous, Lord Elgin et moi, devoir nous arrêter à T'ien-tsin, si comme je l'espère, nous pouvons v arriver, et de là, bien plus menacer Pcking que le frapper. »
Le Soussigné adhère donc facilement au plan de conduite que son honorable collègue d'Angleterre a formulé dans son Mémorandum confidentiel, et il s'empressera d'adresser à M. le Général do Montauban et à M. l'Amiral Charner une communication qui devra les engager à poursuivre, avec toute l'activité possible, les opérations militaires déjà en voie d'exécution et dont le résultat doit être de donner aux deux Ambassadeurs la possibilité d'aller s'établir à T'ien-tsin pour y agir en raison des éventualités qui se présenteront alors.
(Signé.) B»" Gkos.