‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 131 sur 236 · PRISE DRS FORTS OK TA-ÏOU · texte numérisé non relu

PRISE DRS FORTS OK TA-ÏOU

Par un temps calme et lourd, l'attaque fut commencée à cinq lieiu'es du matin par les deux brigades anglo-françaises ; Tartillerie chinoise ouvrit aussitôt le feu ; de leur côté, les amiraux Page et Joncs bombardaient les ouvrages chinois, déterminant à sept heures et à sept heures et demie l'explosion des poudrières des deux forts ; le feu des forts de la rive droite qui gênait l'attaque des Alliés fut réduit au silence : enfin le fort était escaladé à neuf heures du matin par les Français ; les Anglais y pénétrèrent un peu plus tard\

Au grand étonnement des Alliés, le second fort n'offrit aucune résistance, et les troupes anglo-françaises y entrèrent sans combat, deux heures après la prise du premier, malgré la garnison de 3 600 hommes démoralisés qui s'y trouvaient et auxquels on permit de se retirer : ils se sauvèrent en débandade jusqu'au camp de Seng-Ko-lin-ts'in.

Cette opération coûta aux Anglais 17 tués et i8/i blessés et aux Français /jo tués et 170 blessés".

A peine le second fort était-il occupé qu'un terrible orage éclata et qu'une pluie diluvienne transforma la plaine en un vaste marécage '.

Le soir même les amiraux faisaient débarrasser l'endDouchure du Peï-ho de ses défenses.

A la suite de la prise des deux forts du nord, le chef d'escadron Campenon, le capitaine de Gools, le capitaine d'Hendecourt, le major Anson et MM. Parkes et Loch

1. II y a sur ce point une divergence d'opinion entre Anglais et l'Vançais : « The Frencli, wlio beliaved as galianlly as possible — wortiiy o( the great nation to which tliey belonged — entered Ihc breach at tlic same time as our men, and their great ambition was to plant their standard first upon the walls; but young Chaplin of the C7th Régiment, who carried the colours of his corps, outdid them., and placed the British Standard upon the highest part of" the works. Ile was wounded in three places. » (^Incidents, p. 89.)

2. « Les médecins des armées alliées soignèrent /ioo ou 5oo blessés chinois trouvés dans les forts ; mais ces malheureux se débandèrent après les premiers pansements. » (Dr. F. Gastano, L'Exp. de Chine, p. 127)

.'). Rennie, British Arins, p. iiç).

2(V'| . TA-ROl-

rc(;iircnt rordrc crallor sommer le vice-roi du Tche-li de remettre entre les mains des Alliés tous les ouvrages de défense du Pel-lio ; après une longue résistance , Heng-lou consentit à la reddition de tous les torts du Pei-ho et signa la pièce suivante adressée aux Commandants en chef de terre et de mer.

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