GUET-APENS DE T'OUNG-TCHEOU, 18 SEPTEMBRE
DEPART DE T lEN TSIN
11 était certes malheureux qu'avant d'entamer des pourparlers avec Kouei-liang-, les Plénipotentiaires n'eussent pas demandé à voir ses pleins pouvoirs : on n'eût pas perdu un temps précieux jusqu'au 7 seplemlife. Dès que les généraux reçurent des Ambassadeurs la direction des afl'aires, laissant à T'ien-tsin, sous les ordres des généraux Gollineau et Sir Robert Napier, la garnison nécessaire pour garder la place, ils disposèrent leurs troupes en colonnes pour se diriger sur Pe-King parla route charretière (1) qui par ^ang-tsoun et Ilo-si-wou, conduit à T'oung-tcheou, ville entourée de murailles, située à l'endroit où le canal qui se déverse dans les fossés de la capitale, se jette dans le Peï-ho devenu non navigable.
Les troupes françaises formèrent une colonne de 2 886 hommes ; les Anglais se divisèrent en deux colonnes, l'une de I 000 hommes, l'autre de 2 000 hommes ; la premièi;e^ par un soleil ardent, quitta T'ien-tsin avec Sir Ilope Grant et Lord Elgin à cheval le 9 septembre ; la seconde, le 1 1 .
Le 10 septembre, le général Montauban avec le baron Gros que son âge obligeait à voyager en chaise à porteurs se mettait en route avec les troupes commandées par le général Jamin ; ils arrivèrent le 12, à Yang-tsoun.
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Enfin Tamiral Charncr quittait T'ien-tsin le i6 septembre.
A ^ang-tsnun, le ii septembre, Parkes et AN ade apportaient à Lord KIgin arrivé la veille, une dépèche de deux nouveaux Commissaires Impériaux, Tsai, prince de I, appartenant à la famille impériale, et Mol-vin, ministre do la (incrrc. ((ui apprenaient aux Plénipotentiaires que lEmpen-ur les avait désignés pour se rendre à T"ien-lsin : et qu'ils étaient arrivés à Ma-teou : toutes les demandes des Alliés avaient été accordées le lo septembre; la marche en avant des armées française et anglaise empêcherait les Commissaires chinois de se rendre à ï'ien-tsin et par conséquent de conclure la paix; il fallait donc faire retourner les troupes étrangères en arrière.
A la date du 1 1 septembre, le général Montauban écrivait : « Tout continue à bien marcher, et j'espère que dans quatre jours les traités seront signés'. »