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NOUVEAUX PnOJF.TS . ^I
vail de sauvegarde dans le midi d(> la (lliiiie el, nolainincnl à (janton, n'aient pas à sonlIVir lonlelois de l'éloignenienl de ces Légations, un consulat général serait érigé à Canton. Dans cette combinaison, et tout le temps que nos agents diploinatic|ues séjourneraient à Ghang-Haï, ils pourvoicraiont à la pioteclion de nos nationaux et le Consulat de cette ville pourrait donc être supprimé pour le moment sans inconvénient.
La combinaison de notre Tiaifé avec le Japon nous mettant, d'autre part, dans l'obligation d'y envoyer un agent, la création d'un Consulat général à Yedo compléterait en ce cjui nous concerne l'ensemble des dispositions qu'il y a lieu de prendre en exécution des derniers traités simultanément obtenus dans l'Extrême-Orient par la France et par la Grande Bretagne. J'ai tout lieu de croire d'après les informations que m'a données M. l'Ambassadeur d'Angleterre C[uc ces dispositions seraient conl'ormes à celles cjue se propose de prendre le gouvernement anglais. Je vous prie néanmoins d'en (aire part à Lord Malmesburv en le priant de vouloir bien vous dire si, en les adoptant, nous nous trouvons en accord de vues à cet égard, avec le Gouvernement de S. M. B., et j'attendrai votre réponse pour y donner suite.
Le 25 janvier iSSq, le Ministre des Affaires étrangères écrivait à M. de Bourboulon :
La mission extraordinaire de M. le Baron Gros étant aujourd'imi terminée, j'invite le Plénipotentiaire Extraordinaire de S. M. à vous remettre ses archives avant de quitter la Chine et à vous laisser en même temps toutes les directions de nature avons fixer sur les différents points que la Légation aura à régler soit au moment de l'échange des ratifications, soit postérieurement. Le Gouvernement de l'Empereur ne comptant pas, en effet, user quant à présent, non plus que le Gouvernement anglais, de la faculté d'avoir un agent diplomaticpie en résidence permanente à Pe-Ring, se bornera à entretenir en Chine un Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire. Je vous prie en conséquence, et en attendant des ordres ultérieurs, de recevoir des mains de M. le B°" Gros les archives de sa Mission et de vous entendre avec lui sur la ligne de conduite à suivre dans les cjuestions cjue la Légation est désormais appelée à traiter.
4 3 FIN nr i.\ MISSION nr n\noN gros ft df i.oro fi.oin
RM'I'OUl 1)1 MINISTRE DES AFFAIHES ETHANGKRES A NAPOLÉON m.
SiRF.
a 2 jarivior i8.")8.
Aux lernios dos traités conclus à T'icn-lsin, |)ar la France et l'Angleterre avec la (lliinc, le représentant de Votre Majesté pourrait fixer sa résidence dans la capitale du Céleste Empire. Mais les Commissaires chinois, envoyés à Chang-llaï, ])our arrêter les stipulations du nouveau tarif, de concert avec M. le B"" Gros et Lord Klgin, ont demandé avec instance en se fondant sur la nécessité de préparer, avec plus de ménagements, la Cour et le peuple de Pe-King, à la présence de deux grandes missions européennes, que les premiers Envovés de la France et de l'Angleterre appelés à résider sur le territoire chinois, ne s'établissent pas encore dans la capitale et qu'ils choisissent une autre ville pour y fixer leur établissement jusqu'au moment où des circonstances plus favorables ne mettraient plus aucun obstacle à leur séjour permanent èi Pe-King. Ils ont admis toutefois cjue l'échange des ratifications aurait lieu dans cette dernière ville et cpie les agents diplomatiques pourraient en outre s'y transporter temporairement toutes les fois qu'ils le jugeraient utile.
Le Gouvernement de S. ^L P. a cru devoir tenir compte des considérations invoquées pai- les Commissaires du Cabinet chinois à l'appui de ce vœu, et le représentant de la Reine ne devant pas résider auprès du Souverain de la Chine, il a renoncé à lui conférer la dignité d'Ambassadeur ; l'agent diplomatique de rAngleterre prendra donc la Cjualité d'Envové Extraordinaire et de Ministre Plénipotentiaire.
Dans ces circonstances, il m'a semblé C|ue le Gouvernement de l'Empereur devait, de son côté, déférer aux sollicitations du Gouvernement chinois et j'ai l'honneur de proposer à \otre Majesté d'adopter des résolutions analogues à celles cpii ont été déjà prisés par l'Angleterre. Si \ . M. veut bien agréer cette proposition, je m'empresserai de soumettre à son approbation les mesures qu'elle comporte.
Il résulte, d'ailleurs, de la correspondance de M. le B"" Gros, et telle semble être également l'opinion du Gouvernement Anglais, qu'il conviendrait de choisir Nan-King pour la résidence
lîEToiR DTT nvnoN nnos en francf, /|,S
des agviiLs diplomatiques; ioulcfois celle ville étant encore au pouvoir dos insurgés, il serait nécessaire, avant d'y fixer les Légations dans des conditions utiles et convenables, d'attendre cjue lautorité souveraine v fût de nouveau rétablie, et provisoirement les agents diplomaticjues se placeraient à Chang-IIaï d'où ils pourront entretenir des relations faciles et constantes avec la Cour de Pe-Ring, et se rendre soit dans la Capitale de l'Empire, soit à Nan-King quand ils auront à y transférer leur résidence.
Dès que la Légation de FEnqjereur aura cjuitté Macao pour s'établir dans le nord de la Cliine, nos intérêts dans le Midi et notamment à Canton se trouveront dépourvus de toute protection ; il me semble indispensable de fonder dans cette ville un établissement consulaire dont le besoin, du reste, s'est fait sentir de tout temps malgré la proximité de Macao. J'ai en conséquence l'bonneur de proposer à V. M. de transférer à Canton le consulat de Cbang-IIaï qu'il conviendrait toutefois d'ériger en consulat général. A Chang-Haï, il sera pourvu aux besoins du service par les soins de la Légation aussi longtemps qu'elle résidera dans cette ville, et il ne sera nécessaire d'y rétablir un consulat que quand le Ministre de V. M. en Chine pourra se fixer à Nan-King.
L'intention de l'Empereur étant d'assurer, à notre commerce et à notre marine, le bénéfice de clauses du traité conclu par M. le B°" Gros avec le Japon, il est essentiel que nos intérêts trouvent, dans cet Empire, l'assistance et le concours c[ui leur est indispensable; il y aurait lieu dès lors d'établir à ^ edo un consulat général dont le titulaire aurait ainsi un rang analogue à celui des autres agents étrangers. J'ai pensé qu'en nouant des rapports avec un'peuple cjui ne possède encore aucune notion sur la situation respective des grandes puissances du monde, il importerait de placer l'agent de la France dansdes conditions de nature à prévenir des impressions regrettables, cju'il serait dilTicile plus tard d'ellacer et dont l'elfet nuirait autant à nos relations commerciales qu'à noire considération.
RETOUR DU RARON GROS E?i FRANCE
Cependant le baron Gros avait quitté Chang-Haï pour Hong- Kong sur le Laplace le 27 novembre 1857 ; mais Téchouage de ce vaisseau le lendemain à i heure de l'après-midi, au nord de l'île de Taï-chan, avait obligé notre ambassadeur de
l\[\ FIN DE LA MISSIO^ DU BABON GROS ET DE I.ORD EI.GIN
retourner sur le Nemrod à son lieu d'ennbarquement où il rentrait le 6 décembre ; enfin il piil partir sans encomlirn pour Hong-Kong sur VAden.
Le 3o mars iSSg, le baron (iros se rendait à ('anion, d'où il revenait à Hong-Kong le 6 avril ; le 7, il quittait le port anglais pour retrturnor en France sur VAiidacicusc et on passant le S à Macao, il faisait remise à M. de Hniiilxiiilnii dos Archives de sa Mission extraordinaire, soigneuscmout classées par dossiers numérotés ; déjà le 20 mars il avait fait de IIong-Kong à notre ministre à Macao, une communication poiu- lui remettre les Archives et lui donner les directions et les indications de nature à l'éclairer sur les dilTérents points qu'il aurait à régler. Dans la nuit du 8 au 9 avril, VAiidacieiisc (|uitlait Macao ; ello touchait à Poulo-Pinang, à Pointe de dalle (:>9 avril), (ju'olle quittait le 2 mai pour Bombay, où elle mouillait le 8.
Le 12 mai, le baron Gros s'end)ari|uait avec le personnel de sa mission sur le paquebot Salsctle, de la G'" Péninsulaire, qui arriva à Adcn le 20 et à Suez le 26 mai ; un train spécial le conduisait à Alexandrie 011 arrivé le 28. il s'embarquait sur le vapeur Ellnra ; il touchait à Malte le 3o mai, arrivait à Marseille le /i et à Paris le 6 juin i85g, avec ^IM. de Contades, de La Tour-Maubourg, de Trévise et de Flavigny. MM. Duchesne de Bellocourt, porteur du traite' de ï'ientsin, et le ^larquis do Moges', porloui- du traité do ^edo, étaient depuis quelque temps à Paris. M. do Gbassiron" était resté avec M. de Bourboulon.