‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 85 sur 236 · CAPTURE DE TINGHAÏ, 21 AVRIL · texte numérisé non relu

CAPTURE DE TINGHAÏ, 21 AVRIL

Le 18 avril, environ 2000 Anglais de Hong-kong et 200 soldats français d'infanterie de marine tirés de Canton s'embarquaient pour les Chou-san et le lendemain l'escadre qui les portait jetait l'ancre à l'île de Kin-tang, à l'embouchure de la rivière de Mng-po; le général Grant et les deux amiraux commandaient l'expédition ; Montauban était resté à Ghang-Haï.

Le 21 avril au matin, les forces alliées parurent devant Ïing-Haï, capitale de la grande Ghousan, dont ils trouvèrent les forts désarmés et les mandarins nullement disposés a la résistance ; le soir même, les étrangers occupèrent les forts, les portes de la ville et la rade. Une convention fut passée entre les alliés et les mandarins pour régler les conditions de l'occupation et quatre commissaires furent nommés ; deux Français : le lieutenant-colonel Martin" des Pallières, commandant militaire, avec M. de Méritens, interprète de la légation de France, comme commissaire, auquel fut adjoint plus tard le capitaine Dabry ; deux Anglais : le général Reeves, comme commandant militaire, avec le viceconsul de Ning-po et un capitaine comme commissaires.

Le 23 avril, le général Grant retournait à Ilong-kong.

l'jlx PnEMILRKS IIOSTIMTÉS. I.KS TAI-p'lNr.

Le 19 avril, raniiral Cliarner, arrive la ^eille à ^^ oiisoung, renconlrail pour la première fois le général de Montaiiban.

Pendant le mois de mai, la concentration de la Hotte Iranraise sopérait à ^^ ou-soung. tandis que Hong-kong ser\ait de base aux forces anglaises.

!.(• mois c|iii \i('nl de s écouler de[)iiis la date de ma (IcniiiTc (lénèclip, ('•(•rivait M. do Boiirboidoii au uiinistre des alVaircs étrani;ères. Cliang-llaï le :>aj mai, à part l'arrivée snccessixe et la réuniou à Wou-Soung après un voyage en somme des plus heureux de toutes les forces composant notre expédition. — n'a été signalé par aucun fait saillant, marquant un noviveau pas dans la marche des événements et peut se résumer quant à la conduite des représentants des Gouvernements alliés, dans une attitude ilinnction qui trouve natiu'ellement sa raison d'être, si non son entière justification dans l'annonce de l'intention des deux Ciouvernements de renvoyer Ici les Ambassadeurs signataires du traité de T'ien-tsin pour prendre de nouveau en mains la haute direction des alfaires si fâcheusement laissées inachevées par eux il V a deux ans.

Jl y a du dépit dans cette dernière phrase.

LES T Al-P I>G

l"-n d(;liors des étrangers, un grand danger menaçait la (vliinc et plus particulièrement les environs de Chang Haï. J'ai raconté ailleurs' la terrible rébellion qui mit le trône mandchou à deux doigts de sa perte : les T'aï-P'ing qui s'étaient enq^arés de Nan-King en i853, en avaient fait le siège de leur empire, se répandaient dans toute la vallée du '^ang-lseu, cependant que le gouvernement inqiérial, an lien de presser les rebelles dans leur capitale, perdait son temps et gaspillait son argent à fortifier les approches du Pei-ho.

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