‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 95 sur 236 · I. Walrond, p · texte numérisé non relu

I. Walrond, p

3. Quand on aura lu ces lettres, on comprendra facilement pourquoi je ne cite pas l'ouvrage intitulé : ÎNégocialions entre la France et la Chine, en 1860. Livre jaune du baron Gros, ambassadeur extraordinaire et haut commissaire de l'Empereur, en Chine, en i858 et en 1860. Extrait de sa correspondance et de son journal, pendant la seconde mission qu'il a remplie dans l'Extrême-Orient. Paris, J. Dumaine, i8G4, in-4. pp- 248.

I()0 .lOtHNAI. l)i; VOYAC.l, l)L IJAUON GROS

.Marseille, le 27 avril 18G0.

Monsieur i.k Ministre,

,r;ii l"li(imiiMir {ramioiR-pr ;i ^ olrc Excollcncc (luc j"ai (|uillé Paris, a\cc M. de Baslard', le 20 dp ce mois à liiiil heures du soir, (jue nous sommes arrivés à Marseille le aG à trois heures après-uiidi, et ([ue dcuiaiu .^iSle |)aquehot anglais le ValelUi (juittcra Marseille, à 8 heures du malin, pour se rendre à Alexandrie.

C'est à bord de ce navire que je m'embarquerai avec Lord Elgin, que l'on attend ici aujourd'hui à 3 heures. M. Sabatlcr -, (|ui retourne en ÉgYplepour alTaii-es personnelles, prend passage à bord de ce même bâtiment.

Quelques lettres arrivées hier de Chine, sont loin de eonlirmcr l'espoir que m'avait donné Lord Elgin de voir les all'aires de Chine s'arranger promplement à l'amiable. Ces lettres disent cjue le gouvernement chinois, au lieu de se rendre aux conditions qu'on veut lui im|)Oser, se prépare à se défendre si on l'attarpic. mais se montre disposé au contraire à faire exécuter les traités après l'échange de leurs ratilications à Pe-lving, si les agents de la France et de l'Angleterre consentent à s'y rendre à l'amiable au lieu de s'y présenter en ennemis.

Je n'ai pas vu ces lettres ; mais on doit me les communi(|uer dans la journée, et si elles me paraissent mériter quelque conliance, j'en enverrai un extrait à Votre Excellence. L'une d'elles serait écrite, me dit-on, à un ministre anglais de Marseille, par son fils, interprète en Chine de la mission de Sa Majesté Britannique ; cet interprète se nomme M. Mayers''. Il n'était pas en

1 . Gomle Léon de BastarcI, secrétaire de l'ambassade, -J- à Hong-Kong, décembre i8(3o ; cf. H. Cordier, Ilist. des relat., I, p. 49-

3. Rayinond-(M(ihriel- liaplisle Sabatier, ne en 1810 ; depuis i852 consul général de France à Alexandrie ; il avait débuté dans l'armée ; -}- à Paris, 12 janviei 1879.

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