LIX. 17 janvier 1648 (Paris). Le comte de Briennc au marquis
de Fon tcnay '. 253
On engage le cardinal Barberini à hâter son arrivée à Rome. La paix présente quelques chances de se conclure en faisant des concessions au duc Charles de Lorraine. Les nouvelles annonçant des troubles intérieurs en France sont absolument dénuées de fondement.
LX. 24 janvier 1648 (Paris). Le comte de Brienne au marquis de
Fontenuy 256
Petit avantage remporté par la flotte française. 11 faut espérer que nous aurons bientôt une victoire plus complète. Les affaires de Naples sont exploitées par nos représentants à Munster pour hâter la conclusion de la paix. Le Pape montre pour l'Espagne une extrême partialité. Mauvaises nouvelles du roi d'Angleterre. Le retour de la flotte à Toulon est d'un effet déplorable. 11 est plus indispensable que jamais d'envoyer quelqu'un à Naples qui puisse diriger la conduite du duc de Guise.
LXI. 24 janvier 1648 (Paris). Le comte de Brienne au marquis de
Fontenuy 265
Affaires particulières concernant le fils de M. de Brienne, et la béatification de la Mère Madeleine, carmélite.
LXn. 1er février 1648 (Paris). Le comte de Brienne au marquis
de Fontenay. 266
Le Pape allant mieux, il n'y a pas lieu de se préoccuper du futur conclave. La paix n'est pas plus avancée que par le passé, à cause de la mauvaise volonté des Espagnols, qui pourront bien se repentir de leur conduite.
LXin. 2 février 1648 (Paris). Le comte de Brienne au marcjuis de
Fontenay 269
La conduite de l'ambassadeur vis-à-vis du Pape est approuvée. On se plaint comme lui de la conduite du duc de Guise à Naples et de son désir d'établir une république. Affaires des Barberini. Arrivée de l'abbé Basqui à la cour.
LXIV. 14 février 1648 (Paris). Le comte de Brienne au marquis
Il faut se défier du duc de Guise, qui gâte les affaires à Naples. On va envoyer près de lui M. du Plessis-Besançou avec une nouvelle flotte. L'espérance de la paix est passée. Mécontentement contre le Pape à cause de sa partialité pour les Espagnols. Envoi de M. de Taillade à la cour de la part du duc de Guise. Affaires particuUères. Echec des Espagnols devant Courtrai. Nouvelles de la Haye.
LXV. 21 février 1648 (Paris), Le comte de Brienne au marquis de Fontenay 286
M. du Plessis va partir; il sera chargé de surveiller les intérêts de la France près le duc de Guise. 11 faudra que l'ambassadeur s'entende avec lui, ainsi qu'avec le cardinal Grimaldi. Les Espagnols viennent de signer 1* paix avec les Etats de Hollande, Nous continuerons la guerre tant que nous n'aurons pas obtenu en Lorraine ce que nous demandons. Affaire des Pères de l'Oratoire.
LXVI. 28 février 1648 (Paris). Le comte de Brienne au marquis de Fontenay 289
On a ménagé Taillade à la cour; mais on se méfie toujours du duc de Guise. 11 faut à tout prix ruiner la flotte espagnole : ce doit être le but principal des représentants de la France. Réclamation de l'électeur de Trêves contre le nonce d'Allemagne. On n'est pas plus satisfait du ministre du Pape à Munster. L'ambassadeur devra se plaindre au Pape de la conduite de ses agents.
LXVIL 29 février 1648 (Paris). Le duc d'Orléans au duc de Guise 296
Il félicite son « frère » de Guise de ses succès à Naples et lui promet de s'employer de tout son pouvoir pour favoriser ses « généreux desseins. »