‹ L'Exploration Radiologique de la Mastoïde et du RocherChapitre 13 sur 38 · I. — Incidence sagittale-oblique · texte numérisé non relu

I. — Incidence sagittale-oblique

Lorsqu'on examine la base du crâne, sur une pièce sèche, on est frappé par la saillie que forme le bord supérieur du rocher. Il sépare l'étage moyen de l'étage postérieur.

Ce bord supérieur qui est sensiblement rectilique forme avec le plan médian sagittal, un angle de 52° environ, variable de quelques degrés d’un sujet à un autre (fig. 3).

Si nous voulons obtenir une bonne projection radiographique du rocher, nous devons chercher à placer le grand axe de cette pièce osseuse parallèlement à la plaque. De cette façon nous évitons au maximum les déformations résultant d’une position plus ou moins oblique et nous étalons sur la plus grande surface les diverses parties de la pièce osseuse.

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Le problème étant ainsi posé d’après l'examen d’un crâne préparé, nous avons essayé de réaliser sur le vivant une série de radiographies montrant le rocher avec

tous les détails de sa structure.

Fig. 3. — Crâne dont la calotte a été enlevée, montrant qu'avec une rotation d'environ 50° le bord supérieur du rocher est parallèle au plan dela plaque.

Après divers tâtonnements, nous nous sommes arrêtés à la technique suivante : |

Le sujet est couché sur la table, dans le décubitus ventral.

age

La tête est /léchie de façon à reposer sur la plaque par la région frontale. Le menton est alors à quelques centimètres au-dessus du plan de projection. Un coussin, placé sous le thorax, facilite l'orientation du malade et lui permet de respirer plus facilement.

Ceci étant réalisé, il s’agit de faire tourner la tête du malade de façon à ce que le bord supérieur du rocher prenne une position parallèle au plan de la plaque. Z/ faut éviter dans cette mise en place que le malade incline la tête à droite ou à gauche.

Cette précaution étant prise, nous arrivons très facilement à la rotation de la tête, de l’angle voulu, en utilisant une équerre en bois (fig. 4 et 5), réglée à la hauteur après divers essais.

Il ne reste plus qu’à amener l’ampoule dans la position qui donnera la meilleure projection du rocher.

Le rayon normal est centré sensiblement sur la ligne médiane, au niveau de la IVe ou V° vertèbre cervicale. Les rayons, qui touchent le rocher, sont légèrement obliques.

Pour obtenir une épreuve nette, il faut que le sujet conserve une immobilité parfaite pendant le temps de pose. Avec les appareils actuels, en plaçant l’anticathode à 80 centimètres de la plaque, il est facile d'obtenir une épreuve excellente en deux ou trois secondes. On aura le soin de prier le malade de rester en période d'apnée pendant toute la durée du temps de pose.

Avec un peu d'habitude, il est facile de radiographier le côté droit, le côté gauche, sur une même pellicule 18x24 dont une moitié sera protégée, pendant l’impres-

sion de l’autre, par une feuille de plomb de 2 millimètres d'épaisseur.

Au moyen de l'équerre en bois, la tête sera placée,

dans les deux poses, dans une position sensiblement sy-

métrique. Aussi l'examen du résultat se fera dans d’ex-

Fig. 4

Incidence sagittale oblique

cellentes conditions par la comparaison des deux images radiographiques, sur la même pellicule.

Cette incidence nous offre les avantages suivants : 1° Par la flexion de la tête la mastoïde se dégage complètement de l’ombre du maxillaire inférieur qui autrement vient masquer toute la partie profonde de l’apex et une partie de la base pétreuse.

2° Par la rotation de 50° environ du côté opposé la ré-

rte:

gion apophysaire fait saillie en dehors et les diverses cavités de l'oreille s’étalent transversalement : antre, caisse, labyrinthe, conduit auditif interne dans l’ordre où nous les trouvons anatomiquement. |

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Incidence sagittale oblique

Ainsi que nous l’avons signalé (1), STENVERS utilise une attitude qui se rapproche beaucoup de celle que nous donnons. La rotation qu’il donne à la tête est légèrement moindre (45°) et il semble qu’il dirige son faisceau plus verticalement en le centrant sur la région occipitale du côté opposé. Cette modification lui permet peutêtre une plus grande netteté dans l’image de la partie

(1) Voir Chapitre I, p. 30.

di

interne de la pyramide pétreuse mais au détriment, semble-t-il, de celle de la base et de la mastoïde. Nous avons

cité les résultats qu’il a obtenus.

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IS AO 2e st

Fig. 6. — Calque d’une radiographie faite dans les conditions techniques indiquées plus haut.

1. Conduit auditif interne. — 2. Vestibule. — 3. Rocher avec canal demi-cireulaire supérieur, — 4. Logette. — 5. Antre. — (La flèche de direction est trop inclinée

en avant). — 6. Tubercule zygomatique se superposant avec le col du condyle du maxillaire inférieur. — 7. Sinus latéral. — 8, Projection du trou condylien

aatérieur. — 9. Projection du canal carotidien. — 10. Limacon.

Sur une épreuve type, faite sur crâne sec selon ces conditions, voici ce que l’on voit (cf. Planche I et fig. 6): L’apophyse mastoïde se dessine très nettement, déjetée en bas et en dehors. Aucune autre pièce osseuse ne lui

PrANCRE I

Incidence sagillale oblique (crâne sec). — A rapprocher de la figure 8.

(Cliché Annales des Maladies de POreille).

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