‹ L'Exploration Radiologique de la Mastoïde et du RocherChapitre 37 sur 38 · NON · texte numérisé non relu

NON

d'une région soumise à des variations individuelles de structure considérables : situation et développement des cellules mastoïdiennes et de l’antre, procidence possible

du sinus latéral, etc.

IV. — Dans les mastoïdites, les indications fournies méritent d’être utilisées en complément des résultats de

Pexamen clinique.

4° Si l’inflammation est aiguë, la symétrie de structure habituelle des deux os permettra, par comparaison avec le côté sain, d'établir exactement le degré et l'étendue des lésions. Toute image de destruction osseuse (disparition plus ou moins complète des cloisons intercellulaires) indique la trépanation d'urgence.

Dans les cas douteux, l'épreuve radiologique confirmera ou infirmera le diagnostic.

2° Quand les lésions sont chroniques, il est de règle de rencontrer du côté malade une mastoïde acellulaire, souvent même de structure uniformément compacte : ces faits rendent l'interprétation des épreuves plus difficile. L’attention doit se porter alors sur la région de l’antre, de l’aditus et de la caisse, où la constatation de lésions d’ostéite ou de cholestéatome jointe aux symptômes cliniques, démontre la nécessité d’une thérapeutique chirurgicale.

V. — L’exploration radiographique peut, ainsi que nous en rapportons un bel exemple, faire découvrir et situer certains traits de fracture de la région pétreuse, dans les cas fréquents où les manifestations cliniques sont impuissantes à le faire affirmer.

Les corps étrangers, non transparents, seront localisés avec précision.

VI. — Enfin, bien qu'il ne nous ait pas encore été donné de le vérifier, il semble possible par cette technique de dévoiler d’autres lésions de la région : tumeurs de l’acoustique, du rocher ; malformations congénitales des organes auditifs, etc.

Vu : 1476 LE DOYEN, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Jean LÉPINE. J. COLLET.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 10 Mars 1923.

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