CONCLUSION
En conélusion, la France, dont le cheptel ovin dimimue d'année en année, peut ét doit compter sur le troupeau du Maroc Français (avant tout pays d’Elevage) pour F'aider à combler ce déficit.
Dès maintenant, et depuis plus de quarante ans, un grand nombre de moutons des Hauts-Plateaux Marocains! arrive chaque année sur lé marché de Marsëillé; par Fintermédiaire du port d'Oran.
Ces moutons, de 100. 000 à 200. 000 têtes selon que-de régime climatérique a. été plus ou moins fayorable à l'Elevage, sont, parmi ceux que la France reçoit de l'Afrique du Nord, les plus estimés.
Les éleveurs du Maroc Oriental ont orienté leur troupeau selo les exigences du commérce d’exportation, et ont fait de grands progrès en cé sens.
On pourrait améliorer encore le cheptel de la Région et ses conditions d’existence, par conséquent :la .qualité des animaux exportés. Il faudrait pour: cela, d’une: part sélectionner le troupeau vers le type « Archa »,qui répond le mieux aux demandes des exportateurs; !d’autre . par,multiplier et amétliorer les points d’eau pour.rendre accessibles aux moutons de vastes étendues. aujourd'hui inutilisables, par suite de manque d’eau.
Le Maroc Occidental, avec un grand troupeau deplus de 8. 000 000 d’ovins, en dépit d'efforts tentés depuis 1929 pour créer un courant commercial de moutons de Casablanca sur Bordeaux, n’a pas encore développé ses exportations en ce sens, puisque 1. 100 ovins seulement
ont été en 1928, envoyés de Casablanca vers la France.
Ceppent plusieurs centaines de milliers d’ovins pourraient être chaque année, d’avril à septembre, dirigés du Maroc Occidental vers la Métropole, sans nuire au ravitaillement de la population locale.
Mais les moutons marocains présentent actuellement un ensemble très disparate et manquent pour la plupart des qualités demandées à l’animal de boucherie. Les moutons du Tadla, les plus homogènes et les mieux conformés, sont les seuls parmi tous les lots qui ont été expédiés à Bordeaux qui aient obtenu la faveur des acheteurs du marché Français.
Pour tirer du troupeau Marocain tout le profit qu'il peut donner et pour en obtenir plus particulièrement la viande de mouton demandée par la Nation Protectrice, il est nécessaire de rendre tout d’abord ce troupeau homogène, et d'améliorer la conformation des individus,
Il ne faut pas trop compter, étant donné les condi-tions très sévères du milieu et le mode d’existence des éleveurs indigènes propriétaires de l’ensemble du cheptel, sur les importations de races étrangères pour arriver à ce but. Une sélection bien conduite, visant la production d’animaux de boucherie, encouragée par des primes et aidée par la castration de tous les mâles indésirables, doit faire rapidement du Maroc Occidental un pays exportateur de moutons, au même titre que le Maroc Oriental et l’Algérie.
Vu le Doyen Vu le Président H. Roger. À. Gosset.
Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l’Académie de Paris | S. Charlesiy.
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