ILK DE LA REUNION MARTINIQUE K T GUADELOUPE
surtout que les frais de transport deviennent de moins en moins onéreux.
Plus de 200.000 hectares pourraient fructueusement être cultivés en café , et nous venons seulement de nous en apercevoir, depuis cinquante ans que l'île est en notre possession. La Nouvelle-Calédonie avait un pavillon particulier, simple mais très bien garni, contenant une grande carte en relief de toute beauté.
Nos trois plus anciennes colonies, la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion avaient groupé leurs pavillons autour de la même cour. Elles apparaissaient un peu mélancoliques, comme d'honorables et vieilles personnes dont l'histoire est terminée. La suppression de
l'esclavage, la concurrence du sucre de betterave et encore l'introduction de la
politique leur ont porté des coups successifs. Les mulâtresses aux cheveux coiffés
de madras, qui versaient du rhum aux clients, ne semblaient pas en avoir leur
bonne humeur altérée.
Le petit pavillon de la Guyane
française était une révélation. Cette
colonie, qui n'est malsaine qu'aux abords
du pénitencier, tient en réserve dans
ses forêts admirables des richesses»
inexploitées. Quand les 400 kilomètres
de chemin de fer i^écemment votés,
permettront de pénétrer dans l'intérieur
des terres, le cacao, le café et les plus
précieuses cultures produiront un revenu plus certain encore que celui de
l'or, dont la production a cependant
dépassé 86 millions de i8c)o à iSqq.