‹ L'Exposition du siècleChapitre 165 sur 217 · INDUSTRIES CHIMIQUES · texte numérisé non relu

INDUSTRIES CHIMIQUES

de marchandises ! Devant de pareils résultats, le Ministère des Finances devrait servir un peu mieux sa clientèle résignée.

Pour être moindre, la proportion du bénéfice sur les allumettes n'en est pas moins énorme. Aussi le Français se prive-t-il. Quand l'Allemand, l'Autrichien, le Suisse, etc., dépensent en moyenne six allumettes par jour, nous nous contentons de deux.

Non loin du pavillon des Tabacs, la Russie avait élevé un luxueux édifice où toutes les opérations de sa régie de l'alcool pouvaient être suivies. De nombreux rapports accompagnaient les appareils; rien n'était caché du fonctionnement et de son rendement. Tout semblait au mieux des intérêts de tous : l'Etat percevait des revenus considérables, le consommateur ne payait pas des prix excessifs et l'empoisonnement était étroitement surveillé.

S'il est un monopole légitime, c'est bien celui d'un produit dont la réglementation peut seule sauvegai'der la santé publique ; s'il est un peuple pour qui la protection soit nécessaire, c'est, hélas! le peuple français, qui détient aujourd'hui le record de la consommation de l'alcool.

Malgré le mouvement de l'opinion publique, les rapports des médecins et des économistes, malgré la nécessité pressante, rien n'a été fait. Aucune des données de cette question capitale n'a été mise sous les yeux du public.

EXPOSITION FRANÇAISl! DKS CUIRS

(M. Léon Benoaville, architecte.)

Les ^Postes' aussi [[auraient dû exposer. Elles auraient? pu montrer les types de leurs bureaux où le public attend debout dans rétouflfement et la saleté; les costumes de leurs facteurs promenant par les rues et les campagnes des vêtements rapiécés; des enveloppes de lettres ayant mis deux jours pour faire cinquante lieues, et des bandes de prospectus restés en route parce que l'affranchissement légal n'est pas rémunéi'ateur. Ainsi, avec d'autres administrations encore qui auraient pu être conviées, se serait affirmé notre principe fiscal : le contribuable est fait pour l'État et non pas l'État pour le contribuable. Nos hôtes, citoyeni d'empires autoritaires ou de pays libres, auraient également souri.

PAVILLON D i: S T A n A <: S FRANÇAIS

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