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L ART ROMAIN, PAR CLAUSADE

Utte des sliTtiies assises situées entre les colonnes.)

11 y en a 4 de chaque côté du Porche, qui sont, en partant de la Sciue.

Bareau ; I.'Art asiatique.

SucHETET : L'Art ég^ytien.

BÉGUINE : L\Art i^ree.

Clausade : L'Art romain.

BoLTRV : L'Art du Moyen âge.

EuDERLiN : L'.irt de la' Renaissance. H. Lefeb\'re : L'.Art du wiii" siècle.

Charpentier : L'.irt contemporain.

l'incomparable spectacle phale, éblouissante de avouer que les craintes Paris peut s'enorgueillir fleurons de sa couronne, gagne la pleine propriété abandonné en retour de l'Exposition, le Grand restant à l'État, concours, spécial aux M. Girault remporta de le Petit Palais, dont nous le Grand, MM. Louvet, et Girault remportèrent Mais aucun de ces projets ment. Il fut décidé que de étudiés.

En définitive, le Grand Palais fut réparti à M. Deglane pour la partie sur l'avenue Nicolas II, à M. Thomas pour celle sur l'avenue d'Antin, à M. Louvet pour la façade latérale et le raccordement général, ces trois collaborateurs devant travailler sous la direction de M. (^jirault. De fait, ce dernier s'en tint à son Petit Palais.

Bien que la postérité ne doive pas se soucier de ce détail, il faut cependant reconnaître tout d'abord qu'un délai de trois à quatre années pour élever de pareils édifices était manifestement insuffisant, et tenir compte du tour de force réalisé; il faut dire aussi que les données du problème compliquaient la difficulté.

Les avenues Nicolas II et d'Antin n'étant pas parallèles et le terrain devant

«. Il 1 A, ' Boucher ■ L'insctration.

être ménage sur les cotes plus même qu'il n'était nécessaire, les façades latérales ne pouvaient raccorder les deux grandes façades sur les avenues que par des lignes brisées.

Gasq : Emoi de l'Artiste devant la Beauté.

LK GRAND PALAIS DES BEAUX-ARTS

PERSPECTIVE DU GRAND PALAIS SUR l' A VENUE NICOLAS II

(240 métrés Je longueur sur 20 de hauteur.)

Ces façades latérales, œuvre de M. Louvet, sont donc mouvementées et de biais. Elles n'en sont pas pour cela disgracieuses, au contraire. Elles se verront peu de loin, mais olïriront d'agréables retraites aux promeneurs.

La façade de M. Thomas, sur l'avenue d'Antin, malencontreusement masquée par les arbres du trottoir et trop voisine d'eux, manquera toujours de recul pour être appréciée à sa juste valeur. Elle est très élégante dans son ordonnance fort simple et serait d'un très bon effet sur une grande place.

FRISE DE M. LOUIS-EDOUARD FOURNIER, REPRÉSENTANT "LES GRANDES ÉPOQUES DE l' A R T ,

Exëcutée en mosaïque de verre par M. Guilbert-Martin, au-dessus des baies de la grande façade, derrière la colonnade. — Ses diverses parties sont séparées par des cartouches dus à MM. Soldi, Levasseur. Bavard de la Vingtrie et .^ndré.

Le morceau capital du palais est naturellement l'immense façade sur l'avenue Nicolas H. C'est la part de M. Deglane, et rarement architecte eut à produire

une œuvre aussi propre à susciter la critique. Le bien seul n'était pas supportable ici ; il fallait la perfection.

Elle n'est guère de ce monde. Mais cette façade est majestueuse, l'immense portique central rompt fièrement la monotonie attachée à de pareilles longueurs et c'est bien un Palais des Beaux-Arts qui s'indique derrière ces hautes colonnades classiques. N'est-ce pas là un éloge mérité et suffisant ?

Les colonnes et le classique feront peut-être sourire. Mais aucun motif d'architecture ne pouvait raisonnablement être employé ici hors les colonnes, et celles-ci sont de proportions heureuses. Quant au style, le rapporteur des concours. M. Pascal, avait nettement indiqué qu'il fallait se tenir dans des lignes consacrées par le temps et qu'il ne s'agissait pas de tenter, dans un pareil endroit, des expériences d'art nouveau. Les palais de staff des Invalides et du Champ

de Mars pouvaient et devaient seuls s'en permettre.

Certaines parties de la pierre, notamment aux angles de la façade et aux pavillons d'appui du portique, sont restées trop nues et comme inachevées. Le temps a pu manquer et ces retouches sont faciles.

Pour animer ces immenses surfaces, il a été largement fait appel à la sculpture. Ce n'est pas le symbolisme qui fait défaut, ni l'art non plus, car ces œuvres sont généralement d'une fort belle venue. Elles sont bien à leur place, font corps avec le bâtiment comme il convient, et les artistes ont su marquer leur individualité tout en se maintenant dans le programme donné. Notre école de sculpteurs est toujours prête à l'appel.

Pour la première fois à Paris, de larges surfaces extérieures ont été revêtues d'une décoration polychrome et cette tentative paraît tout à fait réussie. La frise en mosaïque de verre de M. L. -Edouard

pn H I. Il t: D ANGLE DU COTÉ DE l'avenue DES CHAMPS-ELYSÉES

Le grand quadrige de M. Recipon représente l'Immortalité devançant le Temps'.celui de l'angle sur le quai représente l'Harmonie terrassant ia Discorde. Ces groupes colossaux, en cuivre martelé, dont les chevaux ont 5 mètres de haut, n'ont pas pu être posés à temps pour l'Exposition.

■Les statues du perron sont, à gauche, le Dessin, par Daillon; à droite, la Céramique, par Léonard. Sous le porche d'angle du quai, à gauche, l'Art décoratif, par Lafond ; à droite, l'Art industriel, par Villeneuve.

LE GRAND PALAIS DES BEAUX-ARTS

Fournie!", sur ]a grande façade, et celle de M. Joseph Blanc, en grès cérame, sur l'avenue d'Antin, réchauffent le froid de la pierre. Leurs couleurs sont adoucies par l'ombre des portiques et elles se tiennent derrière les colonnes, dans un retrait discret, heureuses conditions de leur harmonieux développement.

Les œuvres d'art ont d'ailleurs absorbé une partie fort appréciable des 20 millions et plus qu'a coûté l'ensemble du monument.

Les facilités pratiques du Grand Palais semblent laisser beaucoup à désirer. Le porche n'est pas d'un abord hospitalier. Avant de s'y trouver à l'abri, les Parisiennes auront le temps de gâter leurs toilettes par les jours de mauvais temps. Sans doute une pareille façade ne pouvait supporter de marquise, mais on aurait dû disposer des entrées de voiture à couvert par des arrivées de biais sous le grand péristyle.

Cette insouciance des aises du public a même été poussée à l'excès par l'absence de tout vestibule intérieur, sans aucune place convenable pour pouvoir jamais en établir un. On passe du plein air au grand hall, sans transition.

Pénétrons à l'intérieur, et comme nous parlerons plus loin de l'aménagement des Expositions, considérons le palais comme s'il était vide.

L'immense nef de 200 mètres de long sur 40 de lai'geur est abordée par le milieu ; cet inconvénient inévitable est racheté par la perspective d'une travée d'égale largeur, perpendiculaire à l'entrée. L'effet n'est cependant pas en proportion de ce qu'on pouvait attendre de l'idée, sans doute parce qu'il est à l'inverse de ce qui se produit dans les cathédrales. Les bras des transepts y sont plus courts que la nef, et ici, quand on arrive, il semble qu'on ait devant soi un chœur trop court avec, sur gauche et droite les bras démesurés de la croi.x. Au fond de ce chœur, si l'on se retourne.

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