ANCIEN CABANON D ALIENES
exposé par le bureau de bienfais;ance de Blois au musée centennal de la classe de rAssistancc publique, dans la Galerie des Machines.
le problème est d'une trop juste humanité pour désespérer d'en trouver la solution.
Tant d'institutions n'ont pas épuisé le champ de la solidarité humaine. C'est maintenant l'assistance publique et la bienfaisance privée qui sont entrées en ligne. L'exposition de leurs œuvres n'était pas dans le Palais des Congrès, mais dans une partie du pourtour du premier étage de la Galerie des Machines, entre la salle des Fêtes et le Palais de l'Électricité. Asiles maternels, asiles d'aliénés, d'incurables et de vieillards, assistance par le travail, ateliers temporaires, bureaux de bienfaisance, caisses de secours, comités de défense, crèches, dispensaires, fourneaux économiques, hôpitaux et hospices, hôpitaux marins, hospitalité de nuit, jardins d'ouvriers, ligues fraternelles, maisons de santé et de repos, maternités, orphelinats, ouvroirs, patronages, refuges, associations, œuvres, sociétés et unions de toutes sortes, cette simple nomenclature des titres est d'une suffisante éloquence. Sans doute l'Etat, les départements et les communes prennent à leur charge une part importante de l'assistance publique, mais l'initiative privée est également active et féconde. La charité est ingénieuse à trouver toutes les formes du secours.
Dans une série de petites salles bien remplies, l'Exposition donnait le spectacle réconfortant d'un altruisme qui ne s'est jamais développé autant que de nos jours; noble et courageux sentiment, qui prend ses forces dans la grandeur même des maux à soulager.
Dans ce coin discret, oùlesbruits de la foule arrivaient comme un murmure, loin de la fièvre d'action battant à travers les palais, se livrait la vraie bataille pour l'existence, celle qui défend l'homme contre les maladies et protège la vie de l'enfant. C'est la rançon du Progrès de s'attarder aux faibles et aux malheureux qui ne peuvent pas le suivre dans sa marche, et les sociétés contemporaines s'efforcent de la payer largement.