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VUF D'ENSEMBLE DE LA SCULPTURE FRANÇAISE

En somme, l'organisation générale était plutôt défectueuse. Elle accentuait, au lieu de les atténuer, les inconvénients inhérents au monument lui-même. Le vitrage du hall faisant office de serre chaude et la ventilation insuffisante amenaient vite l'étouffement. Nulle part n'apparaissaient plus apparents la dureté de l'Administration pour les visiteurs et le mépris de leurs fatigues que trop peu de sièges aidaient à soulager.

Cette fatigue, on l'oubliait d'ailleurs à la contemplation de tant de belles oeuvres réunies. Voici le total de l'exposition décennale française :

Classe 7. — Peinture Artistes 770 — Œuvres 1.972

— 8. . — Gravure et lithographie — 258 — — 479

— 9. — Sculpture et gravure en médailles

et sur pierres fines — 336 — — 640

— 10. — Architecture — 144 — — 246

Les oeuvres n'étaient pas limitées pour chaque artiste; quelques peintres n'avaient qu'une toile, d'autres plus de dix. Le nombre n'était pas toujours en

VUE d'ensemble de la sculpture étrangère

pi'oportion de la valeur, mais on n"avait pu établir une échelle de mérite pour répartir un chiffre à chacun, et la moyenne de deux toiles, par exemple, n'aurait pas été suffisante pour bien apprécier un talent.

Il faut d'ailleurs se hâter de dire que l'examen le plus sévère n'aurait peut-être pas fait découvrir une seule œuvre indigne de figurer dans ce grand concours.

Cette parfaite tenue de la moyenne est précisément l'honneur de notre école contemporaine. Dans le monde des artistes, il en est vraiment bien peu qui ne puissent légitimement revendiquer ce beau titre. Quant aux grands, s'ils se comptent, ils sont encore nombreux, et ils sont très grands.

Si la Centennale avait pour but de démontrer que dans ce siècle l'art ne brilla jamais d'un aussi vif éclat que pendant sa dernière période, elle a pleinement réussi. Le respect du passé ne doit pas nous rendre injustes pour notre temps.

On ne pouvait imaginer plus magnifique concours de belles choses, où les tempéraments personnels s'affirmaient avec une incrovable variété sous l'unique devise de l'art contemporain : la recherche de la vérité. 11 n'était plus question d'écoles, encore moins de sociétés rivales qui n'avaient pas osé maintenir leur

LA DECENNALE FRANÇAISE

Toulouse contre Montfort.

A Piti'is de Chavanncs. I.ady Godiva.

Ponl Alexandre ///

SALON D HONNEUR DE LA DECKNNALE FRANÇAISE, SITUE A L ARRIVEE DU GRAND ESCALIER

division; le beau régnait en seul souverain, toujours cherché, souvent atteint, maintes fois fixé avec la puissance du chef-d'œuvre.

Oui, du chef-d'œuvre. Qu'il s'organise un jour une exposition comparative. Qu'a cent toiles ou statues les plus belles du passé, cent œuvres prises parmi les meilleures de nos jours soient opposées. Notre époque ne souffrira pas de la comparaison. Quelque chose même sera chez elle supérieur aux conceptions d'autrefois : un profond sentiment d'humanité.

Ne craignons pas non plus d'affirmer la supériorité de l'art français. Nous avons, dans cette exposition, rencontré des maîtres sur bien des terrains. Il faut avouer de bonne grâce et de bonne grâce aussi les étrangers reconnaîtront que nous tenons la tète dans le domaine de l'art. Malgré les soins apportés à leur présentation, les œuvres des autres pays ne pouvaient rivaliser avec les nôtres.

11 ne saurait être question ici ni d'énumérer les œuvres de la Décennale française, ni de les i^eproduire. On ne pourrait faire un choix, et quelques noms suffiront d'ailleurs pour évoquer les souvenirs des derniers Salons :

Emile Adan, Aublet, Benjamin-Constant, Jean Béraud, Besnard. Blanche,

L'EXPOSITION DU SIKCLE

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