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UN COIN DE LA SALLE DU FER ET DE LA DINANUERIE

Dans la vitrine, l'armure de Henri II. — Rénitier en fonte, bntîet et panneaux en bois sculpté du xvi" siccle.

Lutrin en fer forgé du xviii' siècle.

mœurs étant d'ailleurs assez rudes, il nous reste peu de chose d'eux : une statue, découverte il y a une trentaine d'années dans le Puy-de-Dôme et affublée des attributs de Mercure, paraissait plus vénérable par son antiquité que par son esthétique.

De l'époque gallo-romaine, il subsiste des bronzes, des poteries et des ivoires comme ces diptyques dont les consuls se servaient pour transmettre leurs ordres ou leurs compliments, mais l'art romain ne devait pas laisser

son empreinte sur le génie national.

Pendant tout le cours du moyen âge, avec une naïveté c^ui s'affine au cours du temps, mais qui demeure toujours profondément humaine, l'art national se concentre dansles manifestations du culte , les armes restant assez frustes et la dinanderie donnant aux objets usuels des formes plus amusantes qu'artistiques.

L'orfèvrerie religieuse s'est révélée au Petit Polais avec un éclat incomparable. Des châsses surchai"gées de pierreries témoignaient de la ferveur des fidèles, et la foi des anciens maîtres atteignait les sommets de l'art dans des effigies comme celle de sainte Fortunade, d'une expression inoubliable , envoyée par une petite paroisse de la Corrèze. Un trésor conservé par miracle dans une abbaye de l'Aveyron, à Conques, permettait de suivre toute l'histoire de l'orfèvrerie et de l'émaillerie pendant une longue période de siècles.

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