PAVILLON DE LA PERSE
LA RUE DES NATIONS
mercantis arabes étaient obséquieux dans les bazars pseudo-musulmans.
Comme on pense, les tapis étaient à profusion. Dans le salon d'honneur aménagé pour recevoir le shah, les murs et le sol disparaissaient sous une accumulation de pièces de premier ordre.
Deux grands vitraux éclairaient la salle ; sur l'un se détachait le lion persan, sur l'autre des vers disaient ce qui suit dans un langage digne de Sadi, le poète des roses :
Le gouvernement de S. M. L le Shah fit élever ce pavillon en l'honneur de l'Exposition universelle de 1900. Au milieu de tous les palais qu'elle renferme, il rappellera l'art des siècles disparus en même temps qu'il attestera les progrès de l'époque présente. Le monde entier est frappé d'admiration devant l'œuvre gigantesque à laquelle la France, par un acte d'hospitalité très gracieuse, a convié toutes les nations. Si le pavillon persan n'expose qu'une petite partie des produits de la Perse, il renferme en lui un trésor précieux : ce sont les vœux ardents qu'elle forme pour la prospérité et pour la gloire de la France. Le poète Zaka el Molk a été heureux d'écrire ces vers à Téhéran et de les chanter en l'honneur de cette belle ville de Paris, terre nourricière de toutes les sciences et de tous les arts.