Renseignements statïstiqnes
Étendue totale SI, 785, 000 hectares.
Population 780,000 habitants.
Surface boisée 300,000 lieelares en-
viron ', soit O.G p. tOO de l'étendue totale.
124, Essences indigènes. — 11 croit dans celte colonie une quarantaine d'essences ligneuses capables de fournir des bois d'œuvre. En tête se placent celles que l'on comprend sous le nom vulgaire de yellow-wood et qui constituent trois espèces du genre Podocarpvs (P. elongatus, P. ]}runosus, P. Thunbergii). Leyellowwood peut être considéré comme le sapin du pays ; il se débile principalement en planches.
Le slinck-wood {Oreodaphne bullata) ne lui cède guère en importance; il joue le rûle de notre chêne, et il est, notamment, très recherché pour les traverses de chemin de fer. Malheureusement, il n'entre que pour ^ centièmes environ dans la composition des peuplements, et il devient de plus eu plus rare, fait qu'on observe, du reste, aussi pour le yellow-wood.
1. D'après une lettre du il octobre 13S1, de M. de Vasselot â M. le colonel
[ FORESTIÈRE A liDIMBOI'RG.
Vue dicaine d'espôceg servent priacipaleoieat uu dmrroEinagc. c'est-â-dire â la fabrication des lourdes maisons roulanles, traînées pur des bœufs, qui constiluent le mode de locomotion caraclérisliqui: (lu pays.
Los aulres essences indigènes sont employées pour les meubles, les manches d'outils, les ustensiles aratoires.
Le frêne du Cap {Echebergia Capensis) et le bouleau du Cap {Myrsine MdanophUos) ressemblent beaucoup aux essences d'Burope dont ils portent les noms dans le langage vulgaire.
125. Situation forestière. — Le Gouvernement est propriétaire de presque tous les terrains boisés. Us s'élèvent à environ 300,000 hectares, mais là-dessus il n'y en a guère <iue 80,000, couverts de véritables forêts; le reste se compose de broussailles. L'Afrique australe était, paratt-il, jadis assez bien garnie de bois, mais, depuis la fondation de la colonie jusqu'à ces derniers temps, les forêts ont diminué rapidement en étendue et en richesse, à cause des incendies et des exploitations abusives. L'administration locale délivrait des licences permettant de couper le bois dont on avait besoin pour tel ou tel usage; naturellement, chacun prenait le meilleur; on laissait le reste gisant sur le sol ou mutilé sur pied, et le canton demeurait ruiné pour longtemps. Par suite de ces exploitations immodérées, l'olTre de bois d'œuvre indigène a cessé depuis longtemps, sur les marches, d'être au niveau de la demande : une quantité sans cesse croissante de sciages du ilHord est importée annuellement dans la colonie et vendue dans certaines localités k des prix beaucoup moins élevés que ne le sont dans d'autres les planches du pays, tl cause de la rareté de la main-d'œuvre et de l'accès difficile des forêts.
Les personnes compétentes, comme, par exemple, M. John Qroumbie firown, dont nous avons mentionné les ouvrages plus haut, sont persuadées, d'autre part, des cITels désastreux du déboisement sur le climat excessivement sec de la contrée, et des avantages qui résulteraient, par contre, de la reconstitution de la végétation forestière au point de vue de l'humidité de l'atmosphère et du régime des eaux.