POSSESSIONS AUTRES OUE L'EMPIBK INDIEN
environ, elle n'est qu'une immense foriit où, pourtant, ont déjà réussi à ouvrir des brèches profondes. C'est là i terre et les États-Unis puisent une grande partie des bo industrie réclume si impérieusement.
155. Essences indigènes. — Les arbres qu peuple du Canada appartiennent, en général, au\ n éjnes gen arbres européens, mais â des espèces difffren es e de fois plus nombreuses'.
Parmi k'S feuillus, les érables dominent (Acer lubi saccharimivi); puis viennent des chênes {Quercus alba, des ormes {Uimus americana), dos bélres {Fagus amer frênes {Fraxinvs amencana, F. sambucifolia). des bo iula popuUfolia), des tilleuls {Tilia americana), enlin d {Plalanus occidentalis), des peupliers et des noyers.
En ce qui concerne les conifères de la région, le pire 6 Slrobtis) est un des plus répandus et des plus emplo bois d'oeuvre. Un sapin (Abies canadensis) est égalemen; pour toutes sortes d'usages. Un mélèze {Larix ameri cyprès (Cvpressus Ihyoides) complètent la liste des d plus communs.
156. Situation forestière. — Si aux 86 millions d' forêts domaniales {Crown Forcsis) mentionnés plus hai tait les forêts de particuliers, dont il ne nous a pas i d'évaluer l'étendue, mais qui doivent élre également In râbles, on arriverait peut-être à une surface boisée 100 millions d'bectares, c'est-â-dire double de la superli ritoire français. Un pareil chiffre fait ressortir le râle im| joue le Canada dans la production de la matière ligr comme c'est toujours le cas dans les pays oeufs, l'étendu et leur matériel diminuent rapidement, par suite des e: et des incendies. Les rapports adi-essés en 1878, par 1 neurs des différents Étals du Doviinion, lors de l'enqi
1. Des détails reJalirs » ces essences se tronvent dans an : neviic des Eanx et Forils (année Ia79, p. iâO et BuW.); tradul tiar M. Le Tellier.
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bois d'œuvre, déclarent tous que les quantités de bois aballues chaque année dépassent sensiblement, parfois même dans la proportion du
simple au décuple, la véritable possibilité des foréls. Les chiffres suivants montrent d'ailleurs la rapidité avec laquelle augmentent les exportations.
En 1862, on avait, exporté de la Colombie britannique, nu des Étals de l'Ouest, 6,000 mètres cubes de planches valant 68,000 fr.; . en 1872, Il en est sorti 500,000 mètres cubes valant 5,300,000 fr.
D'après une statistique toute récente", l'industrie du bois occupe an Canada plus de 100,000 personnes; les scieries y représentent un capital de 835 millions de francs et la coupe des bois nécessite une mise de fonds d'environ 193 millions de francs. Pour l'année 1881, on a estimé à cette même somme de 193 millions de francs la valeur totale des produits ligneux exploités, dont plus des'/> oot été achetés pour la consommation étrangère.
Noua avons déjà dit que les bois exportés du Canada sont surtout dirigés vers l'Angleterre et le.s Élals-Unis. Dans ce dernier pays, leur entrepôt principal est la ville de Chicago, au sud du lac Michigan.
157. Envois à l'Exposition. — Si la section canadienne du l'Exposition d'Edimbourg avait eu une installation en rapport avfc l'importance forestière du Dominion, elle eût occupé dans les galeries un emplacement considérable. Mais, nous ne savons pour quel motif les envois de ce pays se réduisaient à fort peu de chose.
Le sou s-di recteur du service gëodésique à Ottawa avait dressé une grande carte murale montrant les limites polaires des principales essences canadiennes. On y constate que l'espèce qui s'arrête à la plus faible latitude est le ctiàlaignier (Caslanea vesca); il ne dépasse pas les bords du lac Érié. Celle qui s'avance le plus vers le nord est une sorte d'épicéa (Spmce) dont le nom scientifique n'est point indiqué; on la trouve du côté de la baie d'Hudson jusqu'au 55' parallèle.
Le gouvernement de la Colombie britannique exhibait des rondelles de bois recueillies dans l'ile Vancouver et appartenant aux espèces : Abies DouglasU et A- MenziesU, Picea grandis et P. bal-
t. Voir la neowe seimtîfique, nuiaéro du u Janvier ISS'f, pagi! 3!!.