Végétation des hêtres considérés individuellement
— L'une de ces épures, accompagnée d'une légende en français, rendait compte des effets produits sur un hêtre de 60 ans par le mode de traitement appliqué en Danemark aux peuplements de cette essence. A en juger par le profil attribué sur le tableau à la cime dudit hêtre (forme d'un ovoïde allongé), l'arbre analysé avait crû dans un massif assez serré jusqu'à l'époque où on l'avait abattu. La hauteur totale du sujet était de 27 mètres.
192. Végétation des peuplements de hêtre, de chêne et d'épicéa. — D'autres épures se rapportaient à la végétation non plus d'arbres considérés isolément, mais de peuplements entiers. Elles permettaient d'établir un rapprochement entre la méthode employée dans le Danemark pour l'éducation des massifs de hêtre, de chêne et d'épicéa et le système préconisé en Allemagne pour les mêmes essences par M. le professeur Baur, de Munich. — Voici du reste, en substance, les faits que les courbes tracées sur les tableaux mettaient en évidence:
1° Hauteur moyenne des peuplements de hêtre, de chêne et d'épicéa à différents âges. Rien de remarquable à signaler.
2° Nombre de pieds qu'on trouve par hectare dans des peuplements de chêne et de hêtre de différents âges. Nous extrayons de ce tableau les chiffres suivants :
à 20 ans. à 120 ans.
Peuplement de chêne 4,800 tiges. 100 tiges.
Id. de hêtre * 4,000 id. 200 id.
M. Baur attribue au peuplement de hêtre de 20 ans, situé sur un sol analogue, plus de 6,000 tiges par hectare, et au peuplement de hêtre de 1 20 ans plus de 600 tiges. Il faut en conclure qu'en Danemark les massifs de hêtre sont plus fortement éclaircis qu'en Bavière ; et, si l'on se reporte au profil de hêtre dont il a été parlé plus haut, on est conduit à penser que les forestiers danois, tout en desserrant davantage le peuplement, le maintiennent relativement assez serré jusqu'à 60 ans, soit jusqu'à mi-révolution, et que c'est surtout à partir de cette époque qu'ils l'ouvrent fortement.
3° Diamètre moyen des tiges dans des peuplements de hêtre de différents âges. On constate que, à égalité d'âge, les diamètres sont
EXPOSITION POHBSTIÈRE A ÉDOfBODRS.
)B en Daaemaii qa'en Allemagne, ce qui concorde avec la ont on pratique les ëclaircies.
jtériel sur pitd, par hfciare, dans des peuplements de le hêtre et Sépicia de différents âges. Noos IranscriTODs à quelques doaaées :
Talana 1 30 au. Volams i 110 mu.
cDpleBMrt d« cMm 140 m. c. &00 m. c.
M. dehélK 120 id. 660 Id.
Id. d'^MCc* tSO id. 900 Id.
Cartes, lifres et brocbores. — A cAté des tracés graphiue nous Teaons de meutiODoer, se trouvaient des cartes res dressées par le service forestier. Leur exécutioa était eltelé remarquable.
, aux documents qui garnissaient les mors, on avait joint res et allas étalés sur des tables, à la portée du visiieuF. icore M. Muller dont le nom revient sous notre plume à procès ouvrages. 11 esl, en effet, le rédaeteor en cherd'uoe Revue re', où il a fait paraître pour ta première foisdesÉ'nrdes xur culture' et ua Essai de statistique forestière du Danemark', puis, ont été publiés séparément. — Différents professeurs
également envoyé des volumes et brochures ayant la sylvipour objet.
Ions que, parmi les ouvrages de cette catégorie, quelqueslent dus à de simples particuliers. Ainsi M*" la comtesse de ow présentait un traité d'économie forestière, écrit en 1811
par M. le comte de Reventlow, ministre d'Élat, et imprimé }, par li-s soins de l'héritière de son nom.
société qui s'est constituée en vue de mettre en valeur, par le eot, les laudes et marais da Jutlaad, exposait des cartes et des :s relatifs à ces travaux.
ttkrifi /or Skovbrug. — Vdgvtel a/ P. E. MuUer. GyIdendaUlie
il. 1878-1884. 7 vol. in-S",
udier over Skovjord. I voL in-S". — KjolKDliaveD, Jorgeoseo and
nridt 0/ en dantt Skovbrugstaliitik. — KjobeDtiaTen, iorgensen
194. Impression du visiteur. — En déûnitive, si notre ignorance de la langue danoise nous a empêché de prendre de toule cette liltéralure une connaissance aussi approfondie que nous Taurions désiré, nous avons pu néanmoins apprécier à sa juste valeur l'exposition du Danemark. Elle a laissé dans notre esprit, comme sans doute dans celui de beaucoup d'autres visiteurs , une impression de vive sympathie à l'égard de ce vaillant petit peuple qui, pour travailler modestement et sans bruit, n'en contribue pas moins avec efficacité au progrès de la science forestière.
ARTICLE IV Suède,