CONCLUSIONS
237. Généralités. — De l'ensemble des faits que nous avons amassés et cherché à disposer dans un ordre aussi méthodique que possible, il y aurait à tirer une foule d'enseignements.
Nous laissons ce soin à de plus experts. Nous nous permettrons seulement de signaler à Tattention du lecteur les deux points capitaux qui dominent les impressions recueillies au cours de notre visite à l'Exposition d'Edimbourg.
238. La disette du bois d'oeuvre. — Le premier, c'est que la disette du bois d^œuvre reste une des grosses menaces de l'avenir. Le cri d'alarme poussé naguère par notre maître M. Broilliard*, n'a pas cessé d'être justifié.
Dans tous les. pays où les forêts sont abandonnées aux populations, elles disparaissent rapidement, et là où il a été pris à leur égard des mesures de conservation, là où des services techniques ont été organisés, la production sulSit, tout au plus, à la consommation locale. D'autre part, le fer ne détrône pas le bois d'oeuvre ; au contraire, plus une nation emploie le premier, plus aussi elle a besoin du second. C'est un fait que l'on constate partout. Il faut donc, en ce qui nous concerne, nous Français dont Tindustrie réclame de si grandes quantités de ces deux matières, que nous nous adonnions sans relâche à l'éducation des futaies, afin que la France ne soit pas prise au dépourvu le jour où l'importation étrangère ne sera plus,
1. La Disette du bois d' œuvre. De la Réserve des chênes d'avenir. [Revue des Deux- Mondes, 15 septembre 1871.)
Les Massifs de sapin et la disette du bois d'amvre. (Ibid., 15 avril 1876.)