‹ L'exposition forestière internationale de 1884 à Edimbourg, Écosse: Aperçu de la situationChapitre 53 sur 74 · FORÊT DE DEAM. — GLOUCESTERSHIRE · texte numérisé non relu

FORÊT DE DEAM. — GLOUCESTERSHIRE

OBSERVATIONS SUR LA CROISSANCE DE CHÊNES PLAl DE MAIN d'homme

Relevés effectué' pendant un tiède.

L'expérience dont les résnllats sont donnés ci-dessous a été c poursuivie dans le but de montrer l'effet produit sur la croissant suivant que :

aj on les transplante ù un fige assez jeune ;

b) 00 leur fait subir cette opération à un âge plus avancé

c) on les luisse croître à l'endroit où on les a semés i l'ori Vers 178-1, un petit terrain de quelques acres, silué près de S,

a élé ensemencé avec des glands. Dans les années 179S'tS0O, des chênes obtenus ont élé Iransplanlés en pleine forfit ; leurs tige plement entourées d'épines pour être mises ii l'abri des bestia: période 1806-1812, d'aulres sujets ont été transplantés égalemen avec les premiers ï repeupler environ 4S hectares; enfin les ch ont été laissés dans la pépinière oQ ils avaient levé. Tous ces arb leurs été élevés en massif clair suivant les errements adoptés Bretagne. Quelques-uns des chênes transplantés en 1800 et en 18' un certain nombre de ceux qui n'avaient pas élé déplacés furent peusement et mesurés dans l'année 1809; depuis cette époqu< remesurés périodiquement, et l'ai-croissement de chaque arbre a un registre dont le tableau suivant est extrait.

Les vues que i'eiipérîence devait vérifier sont exposées dans d( en date du i juin 1812 et du IS mars IBIO, rédigés par lescom bois, Inréts et revenus domaniaux de S. M. britannique.

Ces fonction naires se trouvaient en présence de l'opinion qi transplantés à un âge quelconque ont une moins bonne croissa qui vieillissent à l'endroit même où ils ont été semés, et l'un d tendaient le plus 'i accréditer cette manière de voir, était que la lion entraîne à peu près rorcément une mutilation du pivot évlde msgeable aux sujets déplacés.

Les commissaires royaux opposaient i cette cnonciallon les résu propres observations, ainsi que l'avis de nombreux pépiniéristes, de forêts et autres personnes compétentes qui déclaraient que I développement de la radicelle de l'euibryon n'a d'importance que

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mières années de la vie du plant, et que plus tard il disparaît pour être remplacé par une foule d'autres pivots partant des racines latérales.

Mais, au lieu de se prononcer immédiatement, les auteurs des rapports, animés du véritable esprit scientifique, proposent de soumettre la question à des recherches méthodiques, indiquent la façon dont ils ont procédé à leur expérience et rendent compte des premières données qu'elle a fournies. Ils constatent d'ailleurs déjà, dans le rapport de 1812, que, sur 12 sujets mesurés le 14 septembre 1809, les trois qui avaient été transplantés en 1798 avaient le plus grossi, puis venaient les trois qu'on avait transplantés en 1807, enfin ceux qu'on n'avait pas déplacés du tout.

Aux personnes qui objecteraient que la transplantation de chênes âgés de plus de vingt ans, d'une hauteur de 8 à 9 mètres et d'un diamètre proportionné ne pourra jamais être exécutée sur une vaste échelle et que, par conséquent, Texpérience entreprise n'a pas d'utilité pratique, les commissaires répondent qu'ils connaissent des forêts, notamment des taillis, où Ton ne peut songer à élever de grands arbres qu'en opérant de cette façon (sans doute à cause de l'usage qui règne en Grande-Bretagne de faire pâturer les bestiaux dans tous les terrains boisés).

Enfin, relevons en passant, dans le rapport du 4 juin 1812, une mention qui prouve que, dès cette époque, on pratiquait en Angleterre, dans les sols humides, la plantation en huttes, dont on attribue en général l'invention à feu le baron de Manteufl'el, grund-mattre des forêts de Saxe.

Maintenant, si la question de la transplantation des chênes de haute tige préoccupe à bon droit les forestiers anglais, elle est, pour nous autres Français, d'une importance tout à fait secondaire, et ce qui nous intéresse, dans l'expérience poursuivie h Dean Forest avec tant d'esprit de suite, c'est la façon dont se comportent les chênes crus depuis leur première jeunesse en massif clair. Voilà pourquoi nous reproduisons ci-après le tableau dressé par les soins de Sir J. Campbell. Il est sufiisammcnt clair pour se passer d'autres explications ; nous nous sommes contenté de transformer en mesures métriques les dimensions données en pied et pouces sur l'original ; de calculer, en outre, Taccroissèment total et l'accroissement annuel moyen de chaque arbre d'expérience ; enfin d'ajouter une colonne qui met en relief l'accroissement fiisANNUEL moyen de tous les arbres d'expérience indistinctement. On constate, à l'examen de cette dernière colonne, que l'accroissement correspondant à deux années (1827 et 1828) paraît présenter ce que M. de Seckendorff appellerait une couche large caractéristique, de même que l'accroissement qui se rapporte aux quatre années I8ôl à 1854, par exemple, semble dû à des couches étroites caractéristiques ' .

1. Voir à ce sujet, l'ouvrage de M. de Seckendorff iotitalé : Beitrœge zur Kenntnisa der Schwarzfœhre, Ire partie. Vienne 1881, in-4o. Cari Gerold's Sohn. — Voir également ï Étude êur l'expérimentation forestière en Allemagne et en Autriche {V»ns, Berger^Levrault et Ci*^, 1884), de MM.Reuss et Barlet.

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