‹ L'exposition rétrospective de l'art décoratif français (volume 2)Chapitre 44 sur 52 · CATHERINE DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

CATHERINE DE MÉDICIS

Émail peint PAR LÉONARD LIMOSIN 1505 (?)-1577 (?)

Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild

La Reine est représentée jeune, posée de trois quarts à gauche, coiffée d'un tour garni de

grosses perles, d’où tombe en arrière une coifle. Elle est vêtue d'une robe à corsage décoré de Croix.

Un collier de perles, enroulé trois fois autour de son cou, pend sur sa poitrine.

La plaque ovale d’émail est encadrée dans une bordure de bois doré enrichie d'émaux d'ornement.

C'est à dater de 1548, époque à laquelle Léonard Limosin devint valet de chambre et peintreémailleur ordinaire du Roi, qu’il dût commencer la série de portraits des personnages de la Cour de France qui firent sa renommée. Les modèles lui en étaient fournis par les portraitistes de profession dont les portraits au crayon sont une source si précieuse de documents sur la société de l’époque. Il faut espérer qu'on dressera un jour le catalogue complet des portraits émaillés

de Léonard Limosin, suite du plus haut intérêt iconographique.

CPAPFESTIN DES "DIEUX

Émail peint par Léonard Limosin 1505 (?) — 1577 (?)

Collection de M. le baron Alphonse de Rothschild

Le fond du plat est décoré d'une scène représentant un festin où les dieux de l'Olympe sont remplacés par Henri Il entouré de personnages de sa cour, vêtus ou dévêtus à l'antique ; sur le marli, des petits Amours se repassent de mains en mains des guirlandes de fruits.

La composition a été empruntée à Raphaël et représente l'histoire de Psyché. Léonard imosin s'est plu à y substituer les visages des personnages de son temps. Jupiter apparait, sous les traits de Henri IT, au centre de la table. Deux femmes sont assises à ses côtés : l’une. vêtue de noir, a été supposée longtemps être Catherine de Médicis, l’autre, nue, passait pour être Diane de Poitiers. La femme en noir est reconnue maintenant être Diane de Poitiers. qui porte e deuil de son mari, le grand Sénéchal. L'autre femme, qui représente Vénus, serait, d'après les intéressantes investigations de M. Bouchot, le savant conservateur du Cabinet des Estampes à

a Bibliothèque Nationale, une Madame Fleming, une Écossaise venue en France avec Marie

Stuart et qui obtint les bonnes grâces du Roi.

Ce plat, par la beauté de ses émaux et la richesse de ses harmonies, est une des œuvres

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es plus parfaites de Léonard Limosin. Il est signé et daté de 155

Conf. Hexri Boucnor (Catherine de Médicis), Paris, 1899.

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